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l'essentiel Marqués par leur déculottée dans l’Hérault, les Tarnais, que la réception du Racing, ce samedi 7 novembre, a pris une ampleur majeure. Et pourrait peser lourd pour la suite.
Tout le monde l’a immédiatement saisi. Et ce ne sont pas les quelque 70 points encaissés à Montpellier le dimanche 1er novembre qui ont fait sortir de l’esprit des Tarnais ce qui les attendait une semaine plus tard. "On avait l’opportunité de se sortir de la merde, car les résultats de la journée étaient en notre faveur, soufflait le troisième ligne Baptiste Delaporte au Septeo Stadium. Finalement, ce sera le 12e contre le 13e."
Voilà le contexte planté avant la réception du Racing ce samedi 7 novembre. Et l’environnement castrais, toujours une bulle si étroite, n’a pas permis de l’oublier. "Où que tu ailles, tu croises des gens qui t’en parlent. Mais c’est aussi ce qui fait notre force quand tout va bien", rappelle le capitaine Mathieu Babillot.
Tous les points comptent, mais ceux de ce week-end pèseront plus lourd qu’à l’accoutumée, tant les "bleu et blanc" ont besoin de prendre un peu d’air sur la zone rouge et cette place de barragiste actuellement occupée par les Franciliens, qu’ils pourraient repousser au pire à cinq points. "Je ne veux pas parler du 12e contre le 13e. Parler de 13e place est à mon sens un peu prématuré", évacue le manager du CO Xavier Sadourny, invoquant encore le nombre de matchs à venir dans cet exercice.
Oui, la saison est longue, mais le retard est toujours difficile à rattraper, et s’extraire d’une spirale négative s’avère souvent compliqué. Les Racingmen y sont d’ailleurs dedans, "comme nous" dixit Sadourny, eux qui en dépit d’un succès à La Rochelle ne décollent pas dans ce Top 14. Même si leur prestation à Clermont le week-end passé a de quoi susciter quelques inquiétudes du côté de Pierre-Fabre.
"Mais c’est une rencontre dont on a besoin, assure le demi de mêlée olympien Santiago Arata. On a besoin de se faire bousculer, qu’on se retrouve dans le rouge afin de bien comprendre où on est. Et c’est mieux que ça arrive maintenant qu’en mai ou juin. C’est maintenant qu’on doit avoir une réaction afin de grimper dans ce Top 14." Personne n’a "fermé les yeux" sur la situation du club, confie Babillot. "Il faut faire face à nos responsabilités", exhorte le troisième ligne. Et elles pèseront lourd sur les épaules ce samedi.
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