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Marathon de Toulouse : elle s'est lancée le défi de courir le semi-marathon, Isabel, coureuse en surpoids, documente sa préparation sur les réseaux sociaux

l'essentiel Isabel, originaire de Belgique, qui s'est installée avec ses parents à Montauban (Tarn-et-Garonne), participe pour la première fois de sa vie à un semi-marathon de Toulouse, dimanche 1er novembre. La jeune femme, qui s'était lancé le défi comme une bonne résolution de 2026, est à la veille du plus bel exploit de sa jeune carrière. En surpoids, la Montalbanaise documente sa préparation sur les réseaux sociaux pour inspirer le plus grand nombre.

Quand elle arrive sur la place Nationale de Montauban, à deux jours du plus grand défi sportif de sa vie, Isabel rayonne autant extérieurement qu'elle doit bouillir intérieurement. Dans son tee-shirt blanc, son legging noir et ses chaussures de running assorties, elle s'apprête à accomplir une dernière séance de préparation dans les rues de la cité d'Ingres, à 48 heures du départ du semi-marathon de Toulouse, dimanche 1er novembre 2026.

La jeune femme reste concentrée sur son objectif : rallier la ligne d'arrivée.
La jeune femme reste concentrée sur son objectif : rallier la ligne d'arrivée. DDM MANU MASSIP

Rien ne prédestinait pourtant l'étudiante à être sur la ligne de départ du boulevard d'Arcole de Toulouse. "L'histoire est totalement saugrenue. Quelques jours avant le Nouvel An, avec ma mère, nous avions inscrit douze défis à accomplir durant l'année 2026, débute la sportive. Il y avait des choses atteignables : valider mon année d'étude, avoir mon permis de conduire et il y avait... finir un marathon."

"Le plus grand défi que le destin m'a donné"

Chaque jour, elle laisse le hasard décider quel bout de papier sera brûlé et lesquels poursuivent cette sorte de course à élimination. "Évidemment, c'est le plus grand défi que le destin m'a donné !, rigole la jeune femme. Ma mère était super contente que je tire celui-là parce qu'elle a toujours voulu faire de la course à pied. Alors pour ne pas la décevoir, j'ai décidé d'assumer."

La marche des 42,195 km est un peu trop haute. Alors Isabel préfère être raisonnable : se confronter d'abord à un semi-marathon à Toulouse. Pour se motiver, la jeune femme crée un compte Instagram où elle documente chaque jour ses accomplissements. "En janvier, j'ai surtout axé ma préparation sur du renforcement et du cardio. Le 1er février, j'ai couru mon premier kilomètre. Et je suis montée crescendo", déroule la jeune femme de 23 ans.

1, 5 puis 10 kilomètres

Premier frisson le 29 mars, lors du 5 kilomètres Toulouse en mauve. Premier dossard, premier défi et premiers souvenirs inoubliables. "J'étais accompagnée de ma mère sur une partie du tracé et d'une amie que je me suis faite grâce aux réseaux", retrace Isabel. La rugbywoman à l'USM Sapiac, qui n'avait jamais couru plus de 2 kilomètres d'affilée, souffre mais va jusqu'au bout.

Isabel s'est entraînée à Montauban pour réussir son défi du semi-marathon de Toulouse.
Isabel s'est entraînée à Montauban pour réussir son défi du semi-marathon de Toulouse. DDM MANU MASSIP

Deuxième étape : le 10 kilomètres. "C'était début juillet lors de la Corrida de Toulouse, en plein centre-ville. Le décor était magnifique. Je retiens surtout l'ambiance des spectateurs tout au long de la course. J'étais seule dès le quatrième kilomètre. Mais leurs encouragements m'ont portée. C'était incroyable de sentir toute cette ambiance, cet amour débordant d'inconnus qui m'a permis d'aller jusqu'au bout !"

Trois séances de course par semaine

Troisième point d'étape : les 10 kilomètres du Stade, début septembre. "La préparation sous la canicule d'été a été fameuse, ironise Isabel. L'ambiance était différente, beaucoup plus tournée sur la performance. Mais j'ai apprécié l'expérience."

Depuis, Isabel a repris le travail et les études. Les trois séances hebdomadaires de course couplées à du renforcement sont parfois plus difficiles à tenir. Malgré tout, la Montalbanaise n'a pas dévié de son objectif. Elle se sent prête pour aller au bout du défi, elle à qui les médecins avaient assuré après une grosse blessure qu'elle ne pourrait plus jamais courir de sa vie.

"L'appréhension monte depuis une semaine"

"L'appréhension monte depuis une semaine, avoue-t-elle. Je me dis parfois que je ne vais pas y arriver et, en soi, je dédramatise. Si ce n'est pas cette fois-là, ce sera pour la prochaine. Il y a le semi de Montauban en mars ou d'autres occasions. Mais après autant de préparation, j'ai envie d'aller jusqu'au bout."

Elle sera sans doute portée par sa communauté sur les réseaux sociaux, qu'elle a su fédérer au travers de ses vidéos, dans une ambiance bienveillante. Elle saura aussi faire des critiques sur son physique une force de motivation pour démontrer que oui, on peut être en surpoids et réussir des défis sportifs malgré les moqueries.

Elle pourra avant tout être fière d'accomplir un défi que seulement 11 % de la population française est déjà parvenue à boucler une fois dans sa vie. Elle pourra ensuite se laisser le temps de profiter de cet accomplissement avant de se lancer dans l'autre grand rêve de sa vie : conclure la plus mythique des courses à pied. Mais ça, c'est une autre histoire...

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