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Le parcours atypique de Pablo Pagis ne l'a pas empêché d'être convoqué en équipe de France. Contrairement à son père Mickaël.
La liste de Zinédine Zidane pour le dernier rassemblement tricolore de l’année civile comporte une surprise : la présence de Pablo Pagis. Son père Mickaël n’avait jamais eu le droit à cet honneur durant sa carrière de joueur.
Plusieurs raisons permettent de l’expliquer. Cet ancien attaquant n’a découvert la Première Division (l’ex-Ligue 1) qu’à l’âge de 28 ans, avec Sochaux en 2001. Sa meilleure saison, sur le plan des statistiques individuelles, arrive encore bien plus tard, lorsqu’il inscrit 15 buts sous les couleurs du Racing Club de Strasbourg durant l’exercice 2004-2005.
En plus de ce manque de précocité, s’ajoute une énorme concurrence durant la décennie où il perce. Effectivement, le secteur offensif des Bleus était extrêmement fourni avec des joueurs tels que Thierry Henry, David Trezeguet, Nicolas Anelka ou encore Djibril Cissé.
Mickaël Pagis ne s’est d’ailleurs jamais fait trop d’illusions à ce sujet. « C’est difficile pour Raymond Domenech de miser sur des joueurs comme moi, confiait-il dans les colonnes du JDD en 2008. La Coupe du monde, c’est en juin 2010 et j’aurais peut-être arrêté le football à cette date-là ! Plus jeune, je n’avais pas le niveau que j’ai aujourd’hui. »
Le père de Pablo s’est tout de même consolé avec l’équipe de France de beach soccer. Une sélection qu’il a représentée après l’arrêt de sa carrière de footballeur professionnel et dont il a même été capitaine.