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La dépression qui balaie la flotte depuis jeudi ne lâche rien. Le front est passé, le vent a tourné, et la mer tape plus fort encore.
Le pari du sud paie
Pirouelle et Achille Nebout (Amarris) ont choisi de contourner le système par le sud, au près, avec Robin Follin (Solano) dans leur sillage. Le groupe nord, emmené par Luca Rosetti (Maccaferri Futura), a tenté de couper par le centre. Résultat sur dix heures : une centaine de milles parcourus pour les leaders, environ 25 pour les nordistes, piégés dans le vent faible.
Nebout ne décrit pas autre chose. « Des claques à 40, 43 nœuds, des grains, beaucoup d’instabilité dans le vent », énumère le skipper d’Amarris. « Et surtout, il y a cette peur qu’à chaque bas de vague, quelque chose casse. » Le mot qui revient chez les deux hommes : usant.
Vendredi, le directeur de course Francis Le Goff avait prévenu : les leaders allaient appuyer en bordure du système, quand les suivants devraient d’abord penser à se préserver. Follin, lui, résumait déjà son quotidien d’une formule : « Les nuits sont interminables. »
Une dorsale pour rebattre les cartes
Le répit arrive dimanche, avec une dorsale anticyclonique et un vent qui doit tomber autour de 10 nœuds. Ce ralentissement général pourrait permettre au groupe nord de revenir. Pirouelle le sait : « Je suis très content de ma course, mais je sais aussi qu’une vague prise trop violemment peut tout arrêter. »