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Dimanche, les Palois ont fait honneur à l’histoire du clasico en remportant le 115e. Ils ont respecté un public venu en masse et qui, en l’espace d’une semaine jalonnée par deux réceptions, a pu constater les progrès de ses protégés. La performance béarnaise se mesure au regard de l’adversité. Le CSP, défait pour la quatrième fois en cinq journées, « n’était pas assez préparé ». En conférence de presse, l’expérimenté meneur Andrew Albicy en a assumé la responsabilité : « Ça fait deux avec moi », préférait son entraîneur Arnaud Tessier.
L’Elan Béarnais s’est quand même payé de ses efforts. Le 52-39 de la pause se doit à l’intensité déployée en défense. Une exigence fixée par Mickaël Hay avant la rencontre devenue objectif accompli : « La difficulté que j’avais sur ce match-là, entre guillemets, c’était de ne pas surjouer. On savait qu’on était attendus dans le combat, mais à un moment donné, il faut garder le contrôle de ce qu’on fait. Et comme il n’y avait que Gregor qui avait vécu un vrai clasico, il fallait jauger, faire monter la sauce mais pas trop non plus, et je trouve que les garçons ont été plutôt bien. » Mais perfectibles. « À la fin, je pense qu’on a un petit peu la peur de gagner. »
C’est peu dire que l’Elan a communiqué de la crainte. Pourtant bien lancé par sa première période, il a marqué le pas au plus mauvais moment. « On se relâche dans les trois dernières minutes. On encaisse 13 points, on est tous humains, est-ce que c’est l’écart ? En tout cas, on a fait de grosses erreurs défensives alors qu’on sait que cette équipe met dedans dès que tu lâches un peu la pression. En deuxième mi-temps, ils rentrent des paniers à trois points, nous, pas un, alors qu’on avait des bonnes situations, on n’a pas su tuer le match à un moment donné mais ça a donné une belle bataille. »
« Ça permet de rassurer les autres joueurs, de les libérer aussi parce qu’il a une telle polyvalence »
Les nerfs ont été testés et ceux des joueurs béarnais ont finalement tenu, malgré plusieurs pertes de balles et un 3/7 au lancer dans le dernier quart-temps, signé par le malheureux tandem des (presque) irréprochables Hrovat et Milanese. L’apport du premier cité, encore de toutes les batailles dimanche comme pour sa première contre Saint-Quentin, ne peut pas être occulté. « Déjà qu’on s’améliorait sans lui, mais il est, évidemment, une valeur ajoutée. Même s’il fera des lancers francs à la fin des entraînements (rires)…Il est important. Il n’est pas encore prêt physiquement mais dans le jeu, la maîtrise, le vice, ça aide. Ça permet de rassurer les autres joueurs, de les libérer aussi parce qu’il a une telle polyvalence. Depuis qu’il est là, on a gagné deux matchs », répond, factuel Mickaël Hay.