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Max Verstappen tire la sonnette d'alarme sur sa santé : la Formule 1 laisse des traces sur son corps
F1 - Voici le programme TV du Grand Prix d'Autriche 2025

À Austin, à la veille du Grand Prix des États-Unis, Max Verstappen quitte le terrain des victoires pour parler de son dos abîmé. Ses révélations sur les bosses du COTA et les F1 2026 secouent le paddock et posent une question dérangeante.

Quand un quadruple champion du monde commence à parler de son dos plutôt que de ses victoires, tout le plateau écoute. À la veille du Grand Prix des États-Unis, sur le Circuit des Amériques d’Austin, Max Verstappen a mis de côté les questions de performance pure pour lancer un vrai signal d’alarme sur la santé des pilotes de Formule 1.

Déjà très remonté contre l’état du circuit texan, jugé "inacceptable", Max Verstappen ne s’est pas contenté de critiquer les bosses d’Austin. Le pilote Red Bull a expliqué que les monoplaces actuelles, et plus encore les F1 de 2026, risquaient d’abîmer sérieusement le corps des pilotes. Jusqu’à révéler ce que plus de onze saisons au plus haut niveau ont déjà laissé comme traces sur lui…

Max Verstappen décrit un Circuit des Amériques éprouvant pour le corps

Des monoplaces trop basses sur un circuit particulièrement bosselé

Interrogé sur ce qu’il endure au volant en attendant l’arrivée de la nouvelle génération de voitures, Max Verstappen a d’abord insisté sur le lien entre les monoplaces très basses et le profil bosselé d’Austin. Le Néerlandais a livré un long témoignage technique et très personnel sur ce qu’il ressent dans l’habitacle.

« C'est probablement pire, parce que nos voitures sont très basses dans les virages. Dans les lignes droites, nous avons le mode SM, qui permet à la voiture de remonter. Mais à de nombreux endroits, notamment au freinage, nous talonnons davantage qu'avant. Or, la plupart des bosses se trouvent dans les zones de freinage ou dans les virages, pas vraiment dans les lignes droites. Au freinage, c'est un moment particulièrement éprouvant, surtout lorsqu'il y a ce genre de bosses irrégulières. Il ne s'agit pas seulement de bosses dues au vieillissement de la piste, mais aussi de déformations provoquées par le sol qui bouge sous la surface, qui monte et descend. Il est parfois très difficile de savoir à quoi s'attendre. Si l'on s'écarte ne serait-ce qu'un tout petit peu de la trajectoire, on ne sait pas ce qui nous attend, parce que personne ne roule vraiment à cet endroit. Donc oui, ce n'est vraiment pas agréable. »

Des chocs dépassant les 9 g sur la colonne vertébrale de Verstappen

« L'année dernière (à Austin), par exemple, on encaissait environ 5 à 6 g dans un virage, mais j'ai subi certains impacts avec une charge verticale dépassant les 9 g sur ma colonne vertébrale. Je peux vous dire que ce n'est vraiment pas agréable. Et plus on vieillit, plus on y pense. Ce n'est pas ce qu'on recherche », a détaillé Max Verstappen.

Derrière les termes de « talonnage » et de bosses « irrégulières », Max Verstappen décrit un véritable supplice mécanique. Un tour à Austin signifie déjà des accélérations latérales de 5 à 6 g dans certains enchaînements, ce qui fait partie du quotidien d’un pilote de Formule 1. Mais ce sont les chocs verticaux dépassant les 9 g sur la colonne vertébrale lors des appuis les plus violents qui l’inquiètent. Surtout parce que ces impacts se répètent tour après tour, saison après saison, avec des voitures à effet de sol très basses qui frappent l’asphalte au freinage, là où les bosses se concentrent.

Une colonne vertébrale « pas en très bon état » : l’alerte santé de Max Verstappen

Max Verstappen révèle les conséquences physiques de onze saisons en F1

Après avoir décrit ce que son corps encaisse à Austin, Max Verstappen est allé plus loin. Le Néerlandais a reconnu que ces contraintes n’étaient plus seulement une question de confort ou de performance. Après plus de onze saisons au volant d’une monoplace de F1, les examens médicaux qu’il a passés commencent à montrer un prix à payer très concret.

« Je pense que les gens ne comprennent pas toujours vraiment cela. Je peux vous dire que, d'après les examens que j'ai passés, la partie inférieure de ma colonne vertébrale n'est pas en très bon état. Je sais que cela fait partie de la course automobile et que ce genre de choses peut faire partie du sport. Mais il y a aussi les dommages supplémentaires causés par les voitures que nous avons pilotées ces dernières années. Si nous continuons à considérer qu'il est acceptable de rouler dans ces conditions, les conséquences seront encore plus importantes. On peut me dire qu'il existe des sports qui abîment davantage certaines parties du corps. C'est certainement vrai, mais c'est justement pour cela que je ne les pratique pas. Donc oui, ce n'est pas agréable », a reconnu Max Verstappen.

Des monoplaces trop rigides qui inquiètent aussi les autres pilotes

Ces mots donnent un éclairage rare sur l’envers d’un règne en Formule 1. Max Verstappen rappelle qu’il accepte les risques normaux de son sport, mais pointe des « dommages supplémentaires » liés aux voitures récentes, très rigides et très basses, qui transmettent plus directement les chocs au dos. Il prévient que si rien ne change, les conséquences sur la santé des pilotes pourraient devenir encore plus lourdes, alors que les monoplaces de 2026 sont censées rester très performantes avec toujours plus de contraintes physiques.

Ce discours ne vient pas de nulle part. D’autres pilotes comme Lando Norris ou George Russell ont eux aussi évoqué les douleurs, les maux de tête ou la nécessité de retravailler certains tracés trop bosselés. Max Verstappen, lui, espère désormais que la santé des pilotes sera davantage prise en compte dans les discussions techniques et dans la gestion des circuits. Une manière de rappeler que le spectacle en F1 ne doit pas se transformer en épreuve de résistance pour les colonnes vertébrales du plateau.

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