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l'essentiel Blessé à une épaule lors de la préparation estivale, Valentin Delpy a profité des trois derniers mois pour travailler, son physique comme ses cours. Il retrouvera la compétition face à Clermont, ce samedi 7 novembre à Ernest-Wallon (14 h 30), avec une première feuille de match cette saison à l'occasion de la 9e journée de Top 14.
Après un faux départ, l’aventure (re)commence maintenant pour Valentin Delpy. Revenu cet été de son prêt à Colomiers, l’ouvreur n’a pas encore eu la chance de jouer cette année. La faute à une blessure à l’épaule ramenée du stage de présaison à Gérone. Un moment forcément "un peu frustrant", d’autant que l’Ariégeois de 23 ans se "sentait bien".
Pragmatique et décidé à retirer des bénéfices de ce coup d’arrêt, il a donc voulu optimiser cette période. "Le but, c’était d’essayer de revenir le plus vite possible tout en gérant les sensations et en travaillant ce qu’on n’a pas forcément le temps de travailler, évoque-t-il. On a axé sur des qualités qui n’étaient pas forcément les miennes pendant cette période pour que je puisse évoluer du mieux possible et revenir correctement."
Au menu, de la musculation pour contrer sa tendance à perdre du poids "un peu facilement", tout en se penchant sur le développement de sa "vitesse" et de son "explosivité", lui qui se définit plutôt comme "un coureur de fond". À ce projet sportif, Delpy y a également adossé un volet scolaire.
"J’ai essayé d’aller un peu plus en cours pour avancer l’école aussi car je sais que c’est important et que ça tient à cœur à Jérôme (Cazalbou, NDLR), dit-il en jetant un regard malicieux au manager du haut niveau. Donc j’ai essayé de tout mener de front pour être le plus productif possible et que cela ne soit pas du temps perdu."
Alors qu’il démarrera demain face à Clermont, il ne se projette pas au-delà de ce dernier rendez-vous avant une coupure de 15 jours. "À court terme, je veux retrouver des sensations, du plaisir et aider l’équipe du mieux possible."
En l’absence d’Antoine Dupont et Paul Graou, retenus par le XV de France, il formera la charnière avec Simon Daroque, de deux ans son cadet. Une association éprouvée dans la catégorie inférieure qui offre un certain côté "rassurant" au moment d’être relancé dans un contexte forcément moins favorable que lorsque la cohorte d’internationaux est présente.
"Ça fait trois quatre ans qu’on joue en Espoirs ensemble, qu’on fait les entraînements ensemble. Maintenant, on commence à se connaître un petit peu, admet Delpy. À chaque fois qu’on a fait les déplacements comme 24es, on est ensemble en chambre donc ça se passe plutôt bien. Je pense qu’on a une bonne complicité sur le terrain et il faudra qu’on arrive à se trouver samedi comme on essaie de le faire aux entraînements."
Il devra en faire de même avec la responsabilité personnelle qui lui incombera face à l’ASM : les tirs au but. Car ce sera la première fois qu’il se retrouvera confronté aux 45 secondes autorisées pour buter, contre une minute auparavant.
"J’ai essayé quand j’ai pu recommencer à buter de retrouver des sensations un peu normales sans penser au temps, explique-t-il. Et au fur et à mesure, quand j’ai commencé à faire les séances, on a fait en sorte de travailler un peu plus sous pression, d’enchaîner les frappes sans grande concentration. L’idée était que ce soit plus mécanique en prenant l’élan et en répétant vraiment un geste, en essayant de rentrer dans la bulle rapidement. Est-ce que ça aura marché ? On aura la réponse ce week-end mais on a en tout cas fait en sorte de se préparer pour ça."
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