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Le changement paraît anodin. Pour rejoindre le pas de tir, et pour le quitter, la carabine doit désormais être portée sur les deux épaules, les deux bras entièrement passés dans la bretelle, détaille Sport1. Jusqu’ici, beaucoup de biathlètes libéraient un bras avant d’arriver sur le tapis pour grappiller quelques secondes. Ce geste est maintenant interdit.
Des disqualifications dès Munich
L’IBU ne plaisante pas. Lors du Loop One Festival de Munich, épreuve d’avant-saison, plusieurs athlètes ont été disqualifiés pour ne pas avoir respecté la consigne. De quoi semer le doute dans le camp norvégien.
« C’est difficile de tout changer soudainement sous le stress », confie Tandrevold à la NRK. Même après six mois, le nouveau mouvement n’est pas devenu un réflexe. Martin Uldal partage la même crainte : « J’ai peur que quelqu’un retombe dans ses vieilles habitudes cet hiver », explique-t-il, en évoquant l’adrénaline des courses. Johannes Dale-Skjevdal, lui, regrette une décision tombée « assez soudainement », dans une série de règles de sécurité de plus en plus fréquentes.
La Norvège prévenue la première
Paradoxe, les Norvégiens étaient pourtant aux premières loges. « Nous avons été parmi les premiers à être informés », rappelle l’entraîneur du tir Patrick Oberegger, grâce à Per Arne Botnan, membre du comité technique de l’IBU. Être averti tôt n’efface pas des années d’automatismes.
Le vrai test aura lieu le 24 novembre à Kontiolahti, en Finlande, pour l’ouverture de la Coupe du monde. Une disqualification pour un bras mal placé pourrait coûter très cher dans la course aux globes, et chaque équipe le sait.