Apex Scores Lite Apex Scores Lite flag
back Retour
Coupe du monde de Rugby à XIII : 82-0 : le naufrage de trop pour les Bleus
Un triplé pour l’ailier des Knights de Newcastle face aux Français toris semaines après la finale de NRL perdue. Maxppp RICHARD WAINWRIGHT

Après les Samoa (78-4), l’équipe de France a sombré face à l’Angleterre (82-0), samedi à Perth. Deux défaites, quatorze essais encaissés et les mêmes failles béantes. Le sélectionneur Laurent Frayssinous pointe un manque de maîtrise des fondamentaux et de résilience. Le constat est accablant.

Deux matches, deux corrections, et toujours les mêmes maux. En encaissant 160 points face aux Samoa (78-4) puis à l’Angleterre (82-0), le XIII de France a touché le fond dans cette Coupe du monde. Au-delà des scores humiliants, c’est surtout l’incapacité des Bleus à réagir dès que l’adversaire accélère qui interpelle. Vingt minutes de résistance à Perth, puis l’effondrement. Un scénario déjà vu, qui ne peut plus être réduit à un simple accident. Laurent Frayssinous ne cherche d’ailleurs pas d’excuses. "On n’est pas assez bons sur les bases de notre sport défensivement", tranche le sélectionneur. Le verdict est sans appel. Les plaquages en un contre un, l’organisation de la ligne, la gestion des nombres. Tout ce qui avait été travaillé durant la semaine a volé en éclats après une entame pourtant encourageante. "On ne peut pas espérer quoi que ce soit si on n’a pas les bases en défense", insiste-t-il. Face à des Anglais renforcés par des joueurs de NRL (sept dans le XIII de départ), les Français ont payé chaque approximation. Trois essais encaissés en quatre minutes, puis une nouvelle série dévastatrice avant la pause. Dès que le verrou a sauté, les Bleus n’ont plus opposé qu’une résistance désordonnée. Dès que Benjamin Garcia, Julian Bousquet et Romain Navarrete sont sortis, les failles ont été béantes.

Incapables d’endiguer la débâcle

Le plus inquiétant n’est pas seulement de perdre contre plus fort. C’est de se désunir à ce point, de répéter les erreurs et de ne jamais parvenir à enrayer l’hémorragie. "Quand tu prends un essai, ça va mal, on n’arrive pas à sortir la tête de l’eau. On refait une erreur derrière. Au lieu de ne pas paniquer, on panique sur des choses basiques", analyse Laurent Frayssinous.

La résilience, justement, fait défaut. Là où les meilleures sélections encaissent un coup sans perdre leur organisation, la France s’effondre. La défense se disloque, les repères disparaissent et les essais s’enchaînent. À ce niveau, le courage ne suffit pas, encore faut-il savoir tenir collectivement lorsque la pression monte. Les Bleus en sont loin. Le sélectionneur pointe également le fossé entre la Super League et la NRL, dont plusieurs joueurs anglais sont issus. "Il y a un énorme fossé entre les deux nations encore aujourd’hui. Ce fossé, il est fait sur l’aspect défensif, sur la résilience." Un écart de niveau réel, mais qui ne saurait tout expliquer. Les lacunes françaises dans les fondamentaux et la gestion des temps faibles sont devenues trop criantes pour être éludées.

Neuf jours pour réagir

Deux ans de préparation, du travail, des ajustements et tout cela ne disparaît pas en deux rencontres, estime Frayssinous. "C’est juste la dure réalité. Il faut continuer à travailler dur et continuer à aller de l’avant." Le discours est volontaire, mais l’urgence est là. Les bonnes intentions ne valent rien si elles ne résistent pas au premier coup dur.

Il reste neuf jours de travail avant le prochain rendez-vous face au Liban, dimanche prochain à Sydney. Neuf jours pour tenter de remettre de l’ordre dans une défense en perdition et sauver ce qui peut encore l’être dans cette Coupe du monde. "Il faut être bons sur les bases de notre sport et on n’est pas encore à ce niveau-là", reconnaît le sélectionneur qui prend sa part de responsabilités. Tout est dit. La France ne manque pas seulement de puissance face aux grandes nations, elle manque de solidité, de discipline et de sang-froid. À Perth, les Bleus ont tenu vingt minutes avant de céder corps et âme. Face au Liban, il faudra enfin montrer qu’ils sont capables de défendre ensemble, de réagir et de ne pas sombrer au premier obstacle. Car après deux naufrages consécutifs, les explications ne suffiront plus. Il faut désormais des actes.

Vous aimerez peut-être

La Coupe de France Slash est de retour sur Rocket League

e.sport.fr il y a 45 minutes