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Le champion est sous pression. En déplacement à Saint-Nazaire, ce samedi 7 novembre (20 h), le MHSC VB doit impérativement l’emporter s’il ne veut pas déjà prendre trop de retard au classement. "On arrive dans l’urgence pour commencer à prendre des points", assume l’entraîneur Ricardo Martinez.
Celui-ci débute très poussivement sa mission dans l’Hérault avec une seule victoire et trois revers. Pas simple pour un coach encore en découverte de la première division française et de l’exigence du très haut niveau. "C’est pour ça que je suis venu ici, sinon je serai resté tranquillement à Martigues. Si je me sors de cette situation, ça sera bénéfique pour ma carrière", espère le coach qui était sur le banc de la Venise provençale (Ligue B) l’an dernier.
Avant la SuperCoupe, mercredi prochain à Nancy, face à Paris, l’entraîneur de 40 ans commence à jouer son va-tout dans une semaine décisive pour le club et lui. Une défaite – face à un adversaire aussi mal classé et avec le même bilan – plongerait le MHSC VB définitivement dans la crise. Tandis qu’un succès couplé avec un trophée remporté la semaine suivante permettrait d’enfin lancer la saison montpelliéraine.
En pleine turbulence, le coach héraultais possède des circonstances atténuantes. D’abord, des blessures en cascade : le capitaine Ezequiel Palacios sur le flanc jusqu’en décembre, le champion olympique Quentin Jouffroy absent depuis le début de saison et le réceptionneur-attaquant Tomas Lopez manquant lors des deux précédentes rencontres. Jouffroy et Lopez sont d’ailleurs de retour dans le groupe pour affronter Saint-Nazaire.
Ces nombreuses absences n’ont pas aidé le nouveau technicien à prendre correctement ces marques. Ils l’ont même obligé à lancer des jeunes espoirs très tôt dans la saison. Les Mouth, André-Ginoulhac ou Siksou font tout leur possible pour être au niveau mais la marche s’avère souvent trop haute en fin de set. Là où le MHSC VB pêche le plus en ce début de saison.
Tandis qu’une autre partie du groupe est encore trop juste physiquement. Certains joueurs affichent un manque de confiance à l’image du réceptionneur-attaquant Lukas Demar, tandis que le pointu allemand Simon Hirsch paraît parfois trop timide. "Le groupe est davantage focus sur le travail qu’il faut fournir. On a discuté, on sait qu’on doit se défendre avec nos armes du moment", insiste Martinez.
Une situation délicate qui n’est toutefois pas inédite dans l’histoire récente du club. Ce début de saison rappelle celui de l’après-titre en 2022 lorsque Montpellier avait débuté par trois défaites. Avant d’enchaîner par quatre succès consécutifs. De quoi donner de l’espoir à Martinez et ses troupes.