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l'essentiel L'Isle-Jourdain a triomphé de Blagnac 23-18 ce samedi soir, malgré un début de match difficile. Menés à la mi-temps, les visiteurs ont renversé la situation grâce à un essai décisif de Dussac en fin de rencontre. Blagnac, diminué par des absences, a lutté mais n'a pu contenir l'élan gascon et a chuté de son piédestal.
M-T 15-13 pour Blagnac.
Arbitre : François Quilici (Ligue de Normandie) assisté de MM. Henriel et Laverre
Vainqueurs : 2 E Bouniol (15), Dussac (80), 3 P (10, 22, 69), 2 T (15,80) Bouisset.
Vaincus : 2 E Pebay (29), Barbance (37) 2 P (17, 53), 1 T (30) Pebay
Evolution du score : 0-3 ; 0-10 ; 3-10 ; 3-13 ; 10-13 ; 15-13 / 18-13 ; 18-16 ; 18-23.
Blagnac : Carrère ; Corpel (Delas, 55), Tardieu, Andreu, Razous ; (o) Hardy, (m) Pebay (Laborde, 76) ; Pomarède (Flitti, retour en jeu, 72), Casta, Bilhère-Dieuzeide (Krajeski, 61) ; Azzi (Miguel, 69), Barbance (Séleucide, 61) ; Berdouzi (Jordana, 55), Muliloto (Bertrand, 55), Flitti (cap, Fricou, 55).
Carton blanc : Fricou (71) ; carton jaune : Barbance (15)
L’Isle-Jourdain : Nicolas Labro ; Yarde, Chaumont, Bonnafous, Bouniol (Dussac, 49) ; (o) Bouisset, (m) Fabien Labro (Ufferte, 75) ; Jalton, Boudanov (Denjean, 66) , Bonacina (cap) (Moralès, retour en jeu, 75) (Lecomte, temps additionnel) ; Thouchkhaieff, Rosati (Perrin, 54) ; Moralès (Maidana, 54) , Snyman (Lestoux, 54), Janlin (Cajot, 54).
Carton blanc : Maidana (71) ; carton jaune : Jalton (29)
Plus fort qu’en 2024-2025, la saison référence achevée dans le dernier carré hexagonal. Oui, L’Isle-Jourdain, modeste sixième de poule (avec un match en moins, certes) au coup d’envoi, est plus fort qu’il y a deux ans. Et même, beaucoup plus fort qu’au printemps dernier, lorsqu’un BSCR transparent, sans âme, avait baissé pavillon au profit de son diabolique voisin gersois. Et ce, lors de la toute dernière journée, sans pouvoir offrir en guise de cadeau de départ un barrage à domicile à son manager et ancienne icône, Christophe Deylaud. Rien de tout cela, ce samedi soir. Blagnac, plutôt courageux et cohérent sur le plan tactique, a même été en capacité de s’imposer, fut-ce de justesse et contre le cours du temps, jusque dans le temps additionnel : 18-16. C’était compter sans ce coup de folie ou de génie, c’est selon, consistant à relancer quasiment depuis l’en-but. Nombre d’équipes, on vous l’assure, n’auraient pas pris le moindre risque et auraient concédé la touche via un bon vieux dégagement en tribune de façon à sécuriser un bonus défensif archi-mérité. Pas L’Isle-Jourdain, tradition gasconne faisant la part belle au panache oblige.
La sortie de camp initiée par les « gros » tel un produit de longue conservation est finalement bonifiée par un certain Nicolas Labro. Impossible à rattraper ou presque, l’arrière visiteur, qui, tant bien que mal, parvient à faire vivre le ballon dont se saisit Dussac pour l’essai de la victoire. Un miracle ? Certainement pas. Quelques minutes plus tôt, le public des Ramiers avait retenu son souffle lorsque Morgan Bouisset s’était élancé sur le pas de tir, côté droit, à quarante-cinq mètres des poteaux, côté piscine. Mais le missile du bombardier avait flirté avec le dessous de la barre transversale. Ce n’était que partie remise, et nul parmi les vaincus n’en prendra ombrage. Battu en touche, bousculé en mêlée, le leader diminué par de trop nombreuses absences a subi autant qu’il a espéré. Après tout, peut-être qu’un succès en trompe-l’œil ne lui aurait pas rendu service à long terme. Il va lui falloir redoubler d’efforts même s’il peut se consoler en se disant que les retrouvailles avec sa bête noire sortie tout droit des eaux de la Save ne sont pas pour demain la veille…
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