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Encore muet en Premier League, Bradley Barcola estime que ses coéquipiers commencent à mieux lire ses appels. Andoni Iraola, lui, les teste jusque dans l’axe.
Trois buts en treize matches avec Liverpool, mais aucun en Premier League. C’est le premier chiffre que l’on regarde pour juger les débuts de Bradley Barcola, arrivé du PSG en août dans le cadre d’un transfert pouvant atteindre 123 millions de livres, bonus compris. L’attaquant français de 24 ans, lui, parle volontiers de ce qui se passe avant la frappe : cet instant où un partenaire doit comprendre où il veut recevoir le ballon. C’est là qu’il mesure ses progrès depuis son arrivée en Angleterre.
« Vous n’avez pas encore vu la meilleure version de moi-même », a confié Barcola au Liverpool Echo. Le Français, qui compte aussi deux passes décisives toutes compétitions confondues, décrit un travail qu’il mène avec ses coéquipiers pour qu’ils tirent davantage parti de ses qualités. Et il voit déjà une différence : « Les gens commencent à beaucoup mieux comprendre ma façon de jouer. »
Pour un attaquant qui aime prendre de la vitesse dans le dos d’un défenseur, la nuance compte. Sur le même appel, un ballon donné dans la course lui offre quelques mètres d’avance ; servi un temps plus tard, il risque de le recevoir arrêté, face à un adversaire qui a eu le temps de se replacer. Barcola ne reproche rien à ses passeurs. Il estime que cette entente se construit et qu’il en profitera davantage à mesure que les matches s’enchaîneront.
Andoni Iraola en a donné une illustration avec son choix d’aligner Barcola en pointe face à Fenerbahçe. L’idée de l’entraîneur de Liverpool était précise : voir si le Français pouvait prendre les défenseurs centraux de vitesse dans leur dos. L’essai s’est révélé peu concluant ce soir-là, mais le poste n’était pas une découverte pour l’ancien Parisien, déjà utilisé dans l’axe au PSG.
Reste une précision importante pour la suite : Iraola prévoit d’employer Barcola sur une aile « 90 % du temps ». Le passage en pointe lui offre surtout une solution lorsque Alexander Isak a besoin de souffler ou que le match appelle un autre profil. C’est donc bien depuis un couloir que Barcola aura le plus souvent l’occasion de vérifier ce qu’il ressent aujourd’hui : ses partenaires le trouvent mieux. Il attend encore le premier but en championnat qui donnera du poids à ce constat.