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Volley-ball – Volstar : "J’ai envie d’être sur le terrain, gagner ma place et tenir la baraque", arrivé cet été, le jeune passeur Simon Gill doit s’imposer comme le chef d’orchestre des Centurions Narbonne
Le nouveau passeur des Centurions Simon Gill est encore en train de parfaire ses connexions avec ses nouveaux coéquipiers. L'Indépendant - Jennifer Barcelo

Arrivé cet été de Poitiers, après deux finales disputées en deux saisons dans la Vienne, le passeur de 22 ans a choisi les Centurions Narbonne pour poursuivre sa formation et surtout devenir le numéro 1 d’une équipe. Simon Gill compte bien s’imposer dans l’Aude, son adaptation et ses nouveaux réglages pourront à nouveau se parfaire samedi soir au Plessis-Robinson (19 h).

Des heures et des heures face à deux paniers. Devant et derrière lui. Ce n’est pas du basketball, mais bien du volley. En tant que passeur, il y a cette même volonté de mettre la balle au bon endroit, au bon moment, dans la cible. Simon Gill est un joueur au poste très spécifique dans ce sport, il n’attaque pas, ou qu’en dernier recours, ne réceptionne pas, en tout cas le moins possible, il est là pour être l’huile à tous les rouages des Centurions Narbonne.

Et au début de chaque entraînement, Simon Gill (2,02 m) reçoit des dizaines de ballons des mains de son entraîneur Patrick Duflos, afin de travailler cette technique individuelle si essentielle. Des conseils, du perfectionnement et de la répétition. La seule façon de devenir ce maillon essentiel aux Centurions. En arrivant sur les bords de la Robine, le passeur de 22 ans a fait le choix d’avoir l’opportunité d’être le numéro 1 dans son équipe. Il a pu échanger avec son copain Enzo Lopez, qu’il a connu au centre national pendant plusieurs saisons. Comme le libero de 20 ans, le natif d’Alsace a signé pour une longue durée à Narbonne, le projet de développement est en cours.

"Sur le plan sportif, c’était un excellent choix pour moi. Je discutais avec Lorenzo Tubertini au départ. Ensuite, quand j’ai su que c’était Patrick, qui a entraîné mon frère aussi à Toulouse (Thomas Gill, passeur de Chaumont cette saison), donc j’ai eu que des bons retours. Je sais comment il fonctionne, comment il coache notre genre d’équipes", raconte Simon Gill, dont l’envie de devenir volleyeur est née de sa maman et de son grand frère. Depuis son premier club à Sélestat, le passeur n’a plus quitté les parquets. Ses performances l’ont mené vers Poitiers en 2024, et il a ainsi vécu deux finales de championnat de France en deux saisons dans la Vienne.

Les réglages prennent du temps à se trouver, ça se joue à pas grand-chose à chaque fois.

C’est avec cette expérience, et à seulement 22 ans, que Simon Gill est venu s’imposer à Narbonne. "L’année dernière, j’ai commencé la moitié de la saison titulaire, j’ai eu cette blessure qui a fait le changement de passeurs. J’ai envie d’être sur le terrain, gagner ma place et tenir la baraque. Il me manque un peu de confiance encore, il y a toujours des choses à améliorer", confie-t-il. Il faut du temps à un passeur pour parfaire les connexions avec ses attaquants. "Nous ne sommes pas encore bien réglés, et lui aussi, il le sait", reconnaît l’entraîneur principal Patrick Duflos.

Et de poursuivre : "C’est normal, il y a des nouveaux, lui aussi est nouveau. Les réglages prennent du temps à trouver, ça se joue à pas grand-chose à chaque fois. C’est long et ça peut être long pour certains. Surtout pour un passeur, parce qu’il doit s’adapter à tout le monde. Certaines choses sont bien réglées, d’autres pas encore, comme l’attaque au centre notamment". Sur le premier match à domicile mardi soir (victoire 3-2 contre Royan), il a été à l’image de son équipe, d’abord à la peine, puis dans le très bon. C’est aussi par là que passera la performance chez les Centurions.

"C’était plutôt compliqué pour moi au début, j’avais du mal à me trouver. Au fur et à mesure, j’ai réussi à installer mon jeu petit à petit et ça allait mieux. Il fallait changer quelque chose et nous avons eu ce déclic, je l’ai senti aussi personnellement", explique Simon Gill. Et d’argumenter sur sa relation avec ses attaquants : "Nous commençons à tous mieux nous comprendre, nous jouons de mieux en mieux. Il faut des matches pour tout parfaire. Il y a pas mal de discussions entre nous, il faut pas mal de retours".

Au fil de ce début de saison, et des semaines qui passent, Simon Gill aura de meilleures connexions dans sa nouvelle équipe. Après ses premières performances sous le maillot des Centurions, il a tout le potentiel pour s’imposer comme le chef d’orchestre de Narbonne.

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