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L’image est lâchée par une légende du vélo, et elle pèse lourd dans le cyclisme français. Invité de l’émission « Ravito » du Télégramme, Greg LeMond, triple vainqueur du Tour de France (1986, 1989, 1990), a été interrogé sur Paul Seixas, coureur français de 20 ans et membre de l’équipe de France. Sa réaction tient en une exclamation, rapportée par Le Télégramme : « Pfffffff, ça, c’est un grand ! »
Dans la foulée, l’Américain n’a pas reculé devant la comparaison la plus écrasante du cyclisme tricolore : celle avec Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France. « Oui, oui, oui ! Pourquoi ? Parce qu’il a le talent. », a répondu LeMond. Des déclarations, pas un verdict : le dossier ne dit rien d’un palmarès de Seixas au-delà de son âge et de sa sélection en équipe de France.
Greg LeMond prend soin de le préciser lui-même : il ne connaît pas encore personnellement le coureur de 20 ans. Son jugement porte donc sur ce qu’il voit et sur ce qu’il entend, ce qui n’empêche pas l’ancien champion de valider l’attitude du Français. « J’aime bien son attitude », a-t-il confié dans l’émission du Télégramme.
Le triple vainqueur du Tour ajoute un critère qui lui tient visiblement à cœur : celui du comportement. Il juge « important d’avoir quelqu’un de correct », et a entendu dire que Paul Seixas était « un bon mec ». Une façon de dire que l’adoubement ne repose pas que sur des watts.
La légende américaine a appuyé son propos sur une conviction, livrée toujours selon Le Télégramme : « Quand on réfléchit aux histoires du vélo, ce n’est pas normal que quelqu’un découvre à 25 ou 29 ans qu’il peut gagner le Tour. » Et d’ajouter : « Quand vous avez le talent, vous l’avez à 18, 19 ans. »
Voilà qui replace la précocité de Seixas, 20 ans, au cœur de l’argumentaire de LeMond. Le raisonnement sied en tout cas à celui qui fut lui-même un phénomène : le dossier rappelle son triple sacre sur le Tour de France, en 1986, 1989 et 1990. La comparaison avec Bernard Hinault, quintuple vainqueur de l’épreuve, n’est donc pas lancée à la légère par celui qui fut son contemporain et son rival dans les années 1980.
La question suivante était plus audacieuse encore : Paul Seixas peut-il un jour ramener le maillot jaune à Paris ? Greg LeMond n’a pas esquivé. « Oui, oui, pourquoi pas ? Oui, absolument. », a-t-il répondu, toujours dans « Ravito » sur Le Télégramme. Une projection, formulée comme une hypothèse, et non comme une promesse.
Reste que ces déclarations, reprises par Le Télégramme, installent le Français de 20 ans dans une lumière nouvelle, celle des légendes du Tour. Le dossier ne va pas plus loin sur son palmarès : il faudra donc attendre ses performances sur les courses par étapes la saison prochaine pour mesurer l’écart entre l’adoubement de LeMond et la réalité des routes.