Retour
l'essentiel Dans le contexte difficile que l'on connaît, les champions de France ont assuré l'essentiel en dominant Clermont à Ernest-Wallon. Leurs avants ont pris le match en main pour faciliter les choses aux trois-quarts.
Serait-ce pour célébrer le prolongement du partenariat avec Fiducial, spécialiste de la comptabilité et de la gestion ? Toujours est-il que le Stade a réalisé une très bonne opération comptable avec un succès (très précieux dans le contexte actuel) qui lui permet d’être certain de rester leader (même avec une victoire assortie d’un bonus offensif à Vannes demain, l’UBB serait devancée aux points terrain par Toulouse). Fallait donc pas s’inquiéter pour le Stade Toulousain lors de ce vrai doublon qui met fin à ce premier bloc de championnat avec un bilan de sept victoires en neuf rencontres.
Fallait pas s’inquiéter mais quand même. Il y avait une moyenne d’âge extrêmement jeune dans la ligne de trois-quarts, privée, qui plus est, durant le dernier entraînement d’un nouveau joueur. Matias Remue a, en effet, dû déclarer forfait et a été remplacé par Lucien Richardis à l’arrière. Une moyenne d’âge très jeune derrière mais devant, il y avait quelques « anciens » bien décidés à mettre les jeunots dans de bonnes dispositions. Un mixte qui a plu à Lukas Amati : « On était à la fois rassurés par les anciens et détendus entre jeunes avec qui on a l’habitude de jouer. »
Et un mixte qui a fait des ravages dans le premier quart d’heure. Chez les jeunes, du dynamisme et de la dynamite, à l’image de Simon Daroque intenable et superbe éjecteur de ballons, qui se paya en marquant son essai (le troisième rouge-et-noir). Et chez les « anciens », deux essais signés Julien Marchand et Teddy Thomas ; le Stade menant alors rapidement 19-0.
Las, l’embellie prit fin pour le jeune demi-de-mêlée toulousain touché aux côtes alors que les Clermontois n’étaient toujours pas venus dans les vingt-deux mètres toulousains à la demi-heure de jeu. Quand les Auvergnats passèrent enfin la ligne, on se souvint de l’an dernier quand le Stade avec une équipe, qui possédait ce jour-là davantage de capes internationales, menait trois essais à zéro au Stadium avant de se faire remonter et de perdre face à Clermont.
Au cours d’une deuxième période plus brouillonne, il n’en fut rien, cette fois, car les avants veillaient. Déjà capables de récupérer une dizaine de ballons dans les rucks, ils ont, de plus, mis la marche avant en mêlée. Avec quatre franches reculées pour le pack qui ne plairaient à aucun entraîneur et donc encore moins à Christophe Urios, les Toulousains ont ainsi laissé Clermont à distance respectable (de neuf à douze points) grâce à la botte de Valentin Delpy. Merci les avants. « Dans le vestiaire, c’est eux qui ont pris la parole. On savait qu’ils allaient assurer leur part du boulot. » nous dira après match Lukas Amati. Rien que de très normal confirma Joël Merkler, l’un des avants qui n’a pas donné sa part aux chiens dans ce match : « Avec les cadres, on s'était dit avant le match, un match comme ça, il faut gagner, qu'importe la manière. »
Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement à cet article
1 semaine offerte
Découvrez nos offres spéciales avec Google
Le paiement de votre abonnement La Dépêche du Midi a été refusé par votre banque.
Pour accéder de nouveau à cet article et à l'ensemble de vos contenus abonnés, il vous suffit de régler votre impayé.
Réactivation immédiate après paiement