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l'essentiel Titulaire pour la première fois de sa jeune carrière, le passeur Théo Martzluff (19 ans) réalise un excellent début de saison à la tête des Spacer’s, leaders du championnat.
Son statut faisait partie des discussions d’avant-saison. Dans l’ombre de Thomas Gill lors du précédent exercice, Théo Martzluff (19 ans, 2 m 04) allait-il prendre les clés du camion une fois le néo-international parti à Chaumont ? C’est plus ou moins ce qu’on lui avait laissé entendre malgré l’arrivée de Mathieu Garcia (26 ans, 1 m 85) en provenance d’Ajaccio. « Je n’ai reçu aucune garantie mais j’étais censé débuter, oui, tout en sachant qu’il ne fallait pas que je me rate », estime-t-il avant de louer « une concurrence saine » entre « deux profils différents » et « complémentaires ». Le débat s’est momentanément clos puisque Garcia, opéré suite à des calculs biliaires et sur le flanc depuis le coup d’envoi du championnat, ne fera son retour dans le groupe que samedi, mais « pas encore à 100 % » selon son entraîneur Zago.
Très en vue depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe avec caractère, sa marque de fabrique malgré son inexpérience, Théo reconnaît aujourd’hui avoir été « un peu stressé » quelques jours avant ce grand saut. « Tout le monde m’a fait confiance et ça se passe plutôt bien depuis », savoure celui qui a déjà glané deux titres de MVP (meilleur joueur du match) : lors de la première journée face à Sète (3-1) et le week-end dernier à Montpellier (3-1). « Je ne m’y attendais pas trop, ça fait plaisir », sourit-il en écho au formidable début de saison d’une équipe toulousaine qui occupe seule la tête du championnat après ses quatre victoires bonifiées en autant de matchs.
Un carton plein qui restera dans les annales, jamais le club n’ayant réussi un tel départ dans son histoire. « On est plutôt fier de ce début de saison », se délecte le chef d’orchestre d’une attaque toulousaine qui se caractérise depuis le début de la saison par sa pluralité, ce qui permet au natif de Sète, son club formateur, de varier les plaisirs (Spulak, Bakiri, Bala, Duthoit, Rippert) tout en rendant chèvre le contre adverse. « C’est vrai que cette homogénéité me facilite la tâche », acquiesce celui qui fut sacré champion du monde U19 en 2025.
Promis au plus bel avenir, Théo refuse de s’emballer pour autant, un état d’esprit qu’il partage avec ses coéquipiers : « Le regard des autres sur nous va changer mais on ne fait pas attention au classement, on n’a pas d’objectif précis, et pour le moment ça paie. » À tous les niveaux.