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l'essentiel Atone pendant 45 minutes, le TFC a trouvé les ressources pour battre Strasbourg et remporter sa deuxième victoire de la saison à domicile cette saison. Les Violets ont notamment compté sur Santiago Hidalgo et Sion Oppong, tous les deux titulaires et qui avaient une belle carte à jouer. Toulouse se donne de l'air avant la trêve.
Pendant longtemps, on a eu envie de se coucher tôt ce vendredi soir. Dans le brouillard qui enveloppait le Stadium et se faisait de plus en plus épais au fil des minutes, il ne se passait pas grand-chose incitant à l’enthousiasme entre Toulouse et Strasbourg, et on se serait bien vus ailleurs, au chaud. On avait beaucoup parlé, après Marseille, des entames ratées du TFC et des moyens de faire autrement. Sans être vraiment ratée, celle d’hier a manqué d’un peu de tout, de justesse, d’intensité, de panache. Avec un Diallo volontaire mais qui ratait souvent son dernier geste, les Violets ne parvenaient pas à se montrer dangereux, et le pauvre Casper Tengstedt a dû attendre la 20e minute pour toucher son premier ballon. Mais, on commence à le savoir, ce TFC-là, souvent à réaction, est capable de se réveiller brutalement et de tout remettre à l’endroit.
On ne sait pas si les absents ont toujours tort, mais ceux qui les remplacent ont en tout cas toujours la possibilité d’avoir raison. Sans Aron Dönnum, suspendu, Sion Oppong et Santiago Hidalgo, dont les trajectoires se croisaient ces dernières semaines, avaient une belle carte à jouer. Ils étaient tous les deux titulaires, ce qui n’était jamais arrivé au premier en Ligue 1, et plus au deuxième depuis le 12 septembre à Lorient (6e journée), un match au cours duquel il avait été remplacé à la pause après une mauvaise mi-temps. Également en difficulté sur son dernier geste pendant une bonne première partie de la première période (28, 37), l’Argentin a surgi pour déchirer le brouillard et fracasser la cage de Filip Jorgensen d’un tir à bout portant, buteur au bout de l’ennui du premier acte sur une passe de… Oppong (1-0, 45+2).
Regonflés par ce but, seulement le deuxième inscrit en première mi-temps cette saison, les Violets ont très bien entamé le deuxième acte, avec un Tengstedt dans tous les bons coups. Avant-dernier passeur sur l’ouverture du score, le Danois a obtenu le corner qui a amené le deuxième but, signé McKenzie, validant les progrès dans le domaine des coups de pied arrêtés que soulignait Jens Berthel Askou cette semaine (2-0, 55e).
L’entraîneur haut-garonnais rêvait d’un match maîtrisé de bout en bout ; il ne sera peut-être pas absolument satisfait ce matin. Pas aidée par des conditions de visibilité réduites, son équipe n’a pas eu l’emprise qu’on lui a connue face à d’autres adversaires, comme l’OM pour ne citer que le dernier. Le but de Reyna, qui a profité d’une grosse erreur de Thomas Jorgensen, a même pu semer un peu de doute dans les têtes toulousaines (2-1, 70e), mais le meneur de jeu danois s’est bien rattrapé en envoyant un missile dans la cage de son homonyme pour faire le break, encore à la retombée d’un corner (3-1, 76e).
Avec cette victoire, la troisième de la saison et la deuxième à domicile, le TFC se donne de l’air avant la trêve internationale, remontant provisoirement à la 10e place de Ligue 1. Cette équipe, qui court toujours après son match référence, laisse aussi entrevoir une marge de progression intéressante. Comme ce soir, elle nous a aussi souvent montré les vertus de la patience.
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