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Antoine Griezmann, champion du monde 2018 et figure incontournable de l’équipe de France pendant plus d’une décennie, vit depuis l’été 2026 une nouvelle aventure sous le soleil de la Floride, à Orlando, en Major League Soccer. Après avoir raccroché les crampons avec les Bleus en septembre 2024, l’ex-numéro 7 tricolore a pris un virage radical, aussi bien sportif que médiatique. S’il brille sur les pelouses américaines – 14 buts et 7 passes décisives en 17 matches, un début de saison tonitruant, une popularité grandissante auprès des supporters locaux – c’est désormais son silence et son absence totale dans les médias français qui interpellent et cristallisent le débat.
La scène révélatrice s’est jouée à la sortie d’un entraînement d’Orlando, où une équipe de Téléfoot venue spécialement de France a patienté cinq heures dans l’espoir d’un entretien. Résultat : quelques mots échangés, un Griezmann poli mais catégorique déclarant « Je suis désolé, mais je ne veux pas parler. Je ne veux plus parler à personne. C’est contre personne… », puis le rideau retombé, dans un calme olympien mais un malaise manifeste pour la presse tricolore.
L’épisode, rapporté par plusieurs médias spécialisés, met en lumière une rupture nette entre Antoine Griezmann et la presse française. Depuis la fin de son aventure avec les Bleus — annoncée après une élimination frustrante à l’Euro 2024 — le gaucher a choisi l’option silence radio. Jusqu’à présent, à l’exception de brefs échanges, Griezmann n’a plus adressé la moindre déclaration aux journalistes français depuis sa retraite internationale, se contentant d’évoquer son bonheur floridien d’un « Je kiffe de ouf » balancé avec le sourire à ses rares interlocuteurs.
La séquence avec Téléfoot, largement diffusée, a fait réagir d’anciens joueurs et consultants. Bixente Lizarazu, compagnon de plateau lors de la diffusion des images, n’a pas masqué sa préoccupation : « On a l’impression qu’il y a une petite rancœur sur cette fin difficile à l’Euro 2024 (...) Quoi qu’il arrive, c’est une légende de l’équipe de France, du football français et les supporters l’adorent. C’est dommage de se priver de ça », a-t-il lancé, visiblement peiné.
Au-delà de l’émotion, la scène questionne : qu’est-ce qui pousse un tel icône à se refermer, à « couper les ponts » avec son propre pays ? La tentative de Téléfoot s’est soldée par la même réponse, invariable, tranquille mais ferme : il ne s’agit pas d’un règlement de compte ciblé, mais d’un choix personnel — façon de signifier que l’histoire avec le public français, même légendaire, s’est arrêtée net dans les médias.
Malgré ce retrait médiatique, Griezmann poursuit une carrière éclatante à Orlando. Arrivé durant l’été 2026, il s’est imposé instantanément comme la grande star de la franchise MLS. Les supporters américains s’enthousiasment pour ses performances – 14 buts et 7 passes décisives dès ses 17 premiers matches, selon Opta – et son nom s’affiche sur une multitude de produits dérivés déclinés à son effigie, symbole d’une intégration réussie et d’un marketing rondement mené.
Cet engouement contraste avec la tension ressentie en France, où ses apparitions publiques se limitent désormais au strict minimum. Griezmann, 35 ans, trouve aux États-Unis un environnement plus serein, loin du tumulte médiatique tricolore, versant son énergie sur le terrain ou en communication avec la presse locale. Plusieurs observateurs signalent qu’il répond favorablement à la presse américaine, réservant sa distance aux seuls médias français depuis sa retraite internationale. Cette décision a pour corollaire un isolement progressif vis-à-vis de la Fédération Française de Football, la dernière tentative d’hommage remontant à mars 2025 restant sans suite ni nouvelle date fixée.
Griezmann s’assume désormais comme une « légende exilée », choisissant de ne plus regarder en arrière et de préserver l’équilibre trouvé en Floride. Si cette posture irrite ou attriste certains, elle n’altère en rien son aura outre-Atlantique ni sa réputation construite sur une décennie d’exploits sous le maillot bleu et rouge.