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Flag football, ultimate, badminton : ces sports mixtes manquent de filles à Quimper
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Une seule fille a rejoint les Kelted pour le flag. © Félix LE GUYADER

À Quimper, le flag football, sport dérivé du football américain sans contact, se joue au sein du club des Kelted. Ce sport est mixte, mais il pâtit d’un manque de filles dans ses effectifs.

On le constate depuis le bord du terrain, pendant les matchs, les filles sont peu nombreuses. On n’en compte qu’une seule chez les Kelted. D’autres clubs n’en ont pas du tout. Or, pour les compétitions départementales et régionales, ils doivent se présenter avec au moins deux filles.

Pas le choix que de faire preuve d’une certaine souplesse. «  Nous allégeons les critères et serrons moins la vis qu’au niveau fédéral où les équipes doivent déclarer forfait si elles ne respectent pas le cahier des charges « , reconnaît Grégory Rolland, conseiller technique à la ligue de Bretagne de football américain, en charge du flag football.

Une règle a été mise en place : les clubs ne respectant pas la parité jouent les matchs, mais ne peuvent pas gagner la compétition. «  L’idée c’est de permettre le développement de la discipline en affichant une image de participation. Plus il y a de clubs, plus c’est attrayant, ce qui crée des ouvertures pour les filles.  »

Idem pour l’ultimate

Même cas de figure avec l’ultimate, un jeu de frisbee. Comme au flag, les règles de mixité sont assouplies lors des compétitions. «  En extérieur, nous jouons à sept contre sept, donc il faut au moins trois-quatre filles pour respecter la parité. Quand ce n’est pas possible, nous laissons l’équipe participer au tournoi. Ça permet aux joueurs de pratiquer et ça contribue à la démocratisation du sport « , explique Matthieu Delecourt, président de l’association Diskemper.

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Les règles de mixité sont assouplies lors des compétitions d’ultimate. © Félix LE GUYADER

En parallèle, il existe aussi des compétions appelées open, où la parité n’est pas obligatoire.

Au badminton, c’est aussi le cas depuis peu pour les catégories jeunes, avec des compétitions dites intergenres. «  Cette année, le Comité départemental a instauré, dans son règlement le passage d’une compétition en intergenres quand il n’y a pas assez de filles « , indique Anthony Bourbigot, président de l’Ujap badminton.

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Au badminton, les compétitions dites intergenres, allègent les règles de mixité. © Félix LE GUYADER

Les compétions interclubs classiques sont jouées en cinq matchs : double mixte (une fille et un garçon dans chaque équipe), simple homme, simple femme, double hommes et double femmes. Dans le cas de l’intergenres, au lieu d’avoir une parité, une fille peut affronter un garçon, en simple. Ou bien deux filles peuvent se retrouver face à un garçon et une fille, en double.

Pas de compétition

D’ordinaire, «  si un club ne peut pas aligner le nombre de filles suffisant, celles présentes jouent deux matchs maximum. S’il reste des matchs auxquels elles ne peuvent pas prendre part, l’équipe perd automatiquement la confrontation et un point de pénalité « , précise Anthony Bourbigot.

Des sanctions qui peuvent refroidir certains clubs. «  Cette saison, il y en a un qui a renoncé à s’engager dans les compétitions interclubs parce qu’il n’avait pas assez de filles « , illustre le président. En conséquence, les joueurs n’ont pas d’autre choix que de trouver eux-mêmes des compétitions auxquelles ils peuvent prendre part.

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