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Difficile d'évoquer les grandes heures du sport automobile sans penser à Alain Prost. Au fil de sa carrière, le pilote tricolore s'est construit un palmarès exceptionnel, avec quatre couronnes mondiales remportées en 1985, 1986, 1989 et 1993. Parmi ses exploits les plus mémorables figure sa performance en Australie, le 26 octobre 1986. Il y a 40 ans, il avait réussi à s'imposer face aux pronostics, alors que tous les regards étaient tournés vers Nigel Mansell. Une victoire qui lui avait permis de conserver son titre de champion du monde et d'inscrire un peu plus son nom dans l'histoire de la discipline.
Pourtant, rien ne prédestinait Alain Prost à devenir une légende du sport automobile. Dans sa jeunesse, le futur champion du monde avait davantage les yeux tournés vers les terrains de football, à l'image de Didier Deschamps. D'après les informations de France 3, c'est finalement à 13 ans, lors de vacances sur la Côte d'Azur, que sa trajectoire a basculé. À l'époque, il avait accepté d'accompagner son frère aîné, atteint d'une grave maladie, sur un circuit automobile. Une sortie qui a changé le cours de sa vie.
"Moi, j'étais plutôt foot. J'aimais tous les sports mais l'automobile pas trop. Pour faire plaisir à mon frère, je fais un premier tour de kart, puis une petite course, malgré un bras dans le plâtre, et je gagne ! Mon étoile, je l'ai vue à ce moment-là...", s'était-il souvenu d'après nos confrères. "À partir de ce moment-là, je mets tout mon argent de poche de côté. Je travaille avec mon père et je garde le moindre centime gagné. Au bout d'un an et demi, j'avais économisé 700 francs. Et le jour de Noël, je me suis acheté mon premier kart. Ça a commencé comme ça. Et c'est la partie de ma vie dont je suis le plus fier encore aujourd'hui..."
Mais cette passion pour la course automobile lui a aussi fait prendre de gros risques. En décembre 2024, dans un entretien accordé au Parisien à l'occasion de la diffusion d'un documentaire sur Canal+, Alain Prost était revenu sur les dangers de son métier. "On nous appelait à un moment les gladiateurs. On ne peut pas dire que c’est excitant, mais ça fait partie du métier, quoi. On doit vivre avec le risque de mourir", avait-il expliqué. De touchantes déclarations de la part de celui qui a pris la décision de quitter la France pour s'installer en Suisse en 1983.