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D’entrée de jeu, le ton est donné. Les Garonnaises n’auront pas de tirs faciles et elles devront prouver sur la ligne de réparation, pour avancer. À ce jeu, elles en tireront 42, pour 34 réussites (80 %). « En première mi-temps, elles étaient hyperagressives sur les lignes de passe, reconnaît Léa Boutin, la capitaine courage de la soirée. On a été un peu surprise, mais on savait qu’elles ne tiendraient pas toute la soirée sur ce rythme et qu’on aurait des opportunités par la suite. »
Si le GAB domine la première période, c’est surtout parce qu’il parvient à rentrer ses lancers francs et à alterner le jeu entre les tirs extérieurs et l’impact dans la raquette. Sarr est sur tous les ballons et convertit ses placements près du cercle ; Loisy termine par une activité de tous les instants et de l’adresse à 3 points. La défense landaise se durcit et les locales n’ont plus que des lancers francs - ou presque - pour scorer, tandis que Capdepuy marque de loin par deux fois, donnant ainsi une longueur d’avance aux visiteuses à la pause médiane (35-36).
À la reprise, les échanges sont très engagés entre deux équipes qui veulent gagner et marquer leur territoire. Le GAB ne se laisse pas faire et recolle rapidement. Misson profite de sa technique près du cercle pour scorer ; Condoris et Polloni mettent leurs lancers francs et donnent un peu d’avance, vite rattrapée. À sept minutes du terme, les deux équipes sont à égalité 60-60, sur trois lancers francs de Loisy. Tout est à faire.
Il faut oser parfois ; aujourd’hui, c’est moi mais demain, ce sera une autre. C’est aussi notre force »
Ce sont les visiteuses qui lancent les premières les hostilités, par Rodriguez et Nardozzi (60-66), avant de voir une belle réaction de Sangaré en contre-attaque et Sarr, qui continue de pilonner la raquette adverse (7-0). Les dernières minutes sont haletantes, l’écart est famélique. C’est le moment que choisit Boutin pour prendre ses responsabilités. Drive dans le trafic, tir main gauche, lancers francs : tout y passe (77-71). « Ça fait plaisir de voir des fins de match comme celle-là. Je me sentais bien dans l’efficacité et elles étaient en retard en défense. Il faut oser parfois ; aujourd’hui [samedi, NDLR], c’est moi mais demain, ce sera une autre. C’est aussi notre force. »
À une minute de la fin, les visiteuses tentent le tout pour le tout. Sarr commet sa cinquième faute mais sur l’action qui suit, cette diablesse de Boutin marque à nouveau. Les dernières secondes sont dures pour le public mais les locales ne flanchent pas et remportent cette rencontre qui conforte leur première place, avec deux victoires d’avance sur leurs victimes du soir. « On est une équipe physique et à la fin, elles sont fatiguées, analyse la capitaine du GAB. On remercie le public, il nous a portées tout au long du match. On l’a beaucoup entendu, ça fait très plaisir et j’espère qu’on lui a donné l’envie de revenir nous voir jouer. »
Avec le basket proposé, c’est une certitude.