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Il s'arrête à chaque mètre ou presque, ici pour signer un maillot de l'OM, là pour faire une photo, un peu plus loin pour laisser un autographe sur une paire de protège-tibias. "C'est comme ça partout où on va", souffle-t-on dans son entourage : Dimitri Payet n'a rien perdu de son aura, même retraité des terrains.
Quelques minutes avant, le Réunionnais était pourtant sur le synthétique du stade de la Jouvène, dans le 11e arrondissement, antre habituelle du CAM Phénix Valentinois. Autour de lui, les minots qui participent à son stage de perfectionnement sont en plein match, et l'ex-meneur de jeu olympien n'en rate pas une miette. "Si c'est fermé d'un côté, on ressort !", "viens prendre le couloir, vas-y", "lève la tête !" : Payet enchaîne les consignes comme jadis les dribbles, avec toujours la même envie. "Je prends énormément de plaisir à passer du temps avec eux, les conseiller, et voir que sur certaines choses, les gamins progressent d'un jour sur l'autre, glisse le principal intéressé. C'est un peu notre récompense, et c'est le but, de transmettre."
De quoi lui donner des envies de coacher, plus tard ? "C'est toujours dans un coin de ma tête, sourit-il. Pour l'instant, à travers les stages, ça me permet de me lancer des défis, de faire en sorte que tout se passe bien, et on verra pour l'après." Laurent Spinosi, ancien entraîneur des gardiens olympiens, est venu filer un coup de main jeudi, tout comme Franck Passi la veille, symbole d'une volonté de travailler de manière sérieuse et quasi-professionnelle.
Hier, les meilleurs U11 et U13 depuis le début des stages, en mai, étaient réunis pour participer à des matches contre Grande Bastide et Gémenos, maillots estampillés "Team Payet" sur le dos. Une première appelée à se répéter. "Ça concrétise un peu les stages, et c'est un pas de plus vers ce qu'on veut faire, des matches contre des clubs de la région, des clubs pros, pour donner aussi de la visibilité à ces jeunes." Et peut-être dénicher le futur Payet, qui sait ?