Retour
Un succès pour commencer, puis cinq défaites consécutives. Le début de saison du Saint-Quentin Basket-Ball est loin des attentes, avec une seule victoire en six rencontres de Betclic ÉLITE. Battus par Strasbourg (94-98) mardi 27 octobre, les Picards n'ont toujours pas retrouvé le chemin du succès depuis leur victoire inaugurale contre la JL Bourg (106-103).
Dans ce contexte, Raphaël Pascual, arrivé cet été sur le banc saint-quentinois après une expérience en Nationale 1, doit composer avec les critiques. Interrogé sur sa situation personnelle par l'Aisne Nouvelle, l'entraîneur ne cache pas les sacrifices consentis depuis sa prise de fonctions.
Il évoque notamment son éloignement familial, alors qu'il est devenu père il y a cinq mois d'une petite fille. Un investissement qu'il assume pleinement, malgré les résultats sportifs.
« Quand je regarde ces deux derniers mois, je n’ai aucun problème à me regarder en face et à regarder notre bilan dans les yeux », affirme-t-il.
Conscient des attentes autour du SQBB, le technicien sait également que son parcours suscite des interrogations. « Je serai toujours le coach qui vient de Nationale 1 », constate-t-il, rappelant que des doutes existaient avant même le début du championnat.
LIRE AUSSI
Pour autant, les cinq revers consécutifs ne lui font pas craindre pour son avenir.
« Je ne ressens pas cette crainte. La peur n’est pas un sentiment que j’accepte de laisser m’habiter. »
Raphaël Pascual assure que sa principale inquiétude n'est pas liée à une éventuelle nouvelle défaite, mais à la possibilité de perdre un jour la passion qui l'anime.
LIRE AUSSI
Au-delà des critiques, l'entraîneur identifie clairement les difficultés sportives de son équipe. Saint-Quentin possède la défense la plus perméable du championnat avec plus de 97 points encaissés par match, un problème qui ne se limite pas à l'organisation collective.
Raphaël Pascual estime que des progrès ont été réalisés dans la gestion des situations de pick-and-roll. En revanche, les défaillances individuelles continuent de coûter cher.
Face à Strasbourg, il pointe notamment les pertes de balle qui exposent son équipe aux contre-attaques adverses, mais également le manque d'agressivité dans les duels et les sorties défensives sur les shooteurs.
L'entraîneur souligne aussi les conséquences d'un recrutement initialement construit pour l'ÉLITE 2, avant que Saint-Quentin ne soit finalement maintenu en première division. Sept joueurs ont ainsi été recrutés dans un contexte sportif différent, avec des exigences défensives moins élevées que celles rencontrées aujourd'hui.
Le technicien appelle donc ses joueurs à davantage de rigueur individuelle, tout en reconnaissant les limites athlétiques de son effectif face à certains adversaires.
LIRE AUSSI
Si le secteur défensif demeure préoccupant, Raphaël Pascual entend préserver l'identité offensive de son équipe. Il défend un basketball fondé sur le rythme, les initiatives et la multiplication des possessions, plutôt qu'un jeu systématiquement installé sur demi-terrain.
Cette approche doit notamment permettre au SQBB de limiter les situations où les qualités physiques adverses prennent le dessus.
Mais le prochain rendez-vous s'annonce particulièrement exigeant. Ce dimanche 1er novembre, Saint-Quentin recevra une ASVEL invaincue, qui a remporté ses cinq premières rencontres de championnat.
Face à une équipe villeurbannaise qui vient également de remporter ses deux derniers matchs d'EuroLeague contre le Partizan Belgrade et Baskonia, l'enjeu pour le SQBB sera double : retrouver une discipline défensive suffisante pour rivaliser avec l'un des cadors du championnat, sans renoncer aux principes offensifs que son entraîneur souhaite conserver.
Entre-deux dimanche à 16h30.