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Rugby (Pro D2). Sapiac, c'est quand même autre chose. Pourquoi les Montalbanais se transcendent à la maison
Sapiac reste une terre imprenable pour l'instant. DDM, Fabrice Aygalenq.

l'essentiel Ils ne voulaient pas connaître une deuxième défaite de suite et surtout pas la première de la saison dans la cuvette. Portés par une force venue d’ailleurs après la pause, les Sapiacains sont allés au bout de leur envie face à Oyonnax ce jeudi soir (24-23).

Même si au niveau du score les Sapiacains pouvaient encore y croire au moment de rentrer au vestiaire ce jeudi soir, force est de constater qu’ils n’étaient pas légion à penser que les Vert et Noir allaient renverser la table face à une équipe d’Oyonnax bien en place, solide, et qui se dirigeait tout droit vers une septième victoire consécutive, sans doute agrémentée du point de bonus offensif. Sauf que les Montalbanais en ont décidé différemment. Non pas que les joueurs du Haut-Bugey aient baissé dans leurs intentions mais surtout que les hommes de Sébastien Tillous-Borde ont sacrément monté le curseur, comme ils savent si bien le faire quand il s’agit de se présenter devant leur public. Sapiac, c’est quand même autre chose. Après les quarante premières minutes, ils ne pouvaient assurément pas en rester là.

Un match référence ?

Dans le grand livre du temple sapiacain, cette 8e journée marquera peut-être un tournant. Pour s’offrir le scalp des Oyomen, les hommes de Sapiac ont dû signer un come-back héroïque. Si le premier acte appartenait aux Oyomen (7-20), la seconde période a viré au cavalier seul des Vert et Noir (17-3). Au terme des 80 minutes, l’USM affiche 55 % de possession contre 45 % pour son adversaire, mais c’est surtout dans l’occupation du camp adverse que les Tarn-et-Garonnais ont fait la différence. Montauban a passé 8 minutes et 2 secondes dans les 22 mètres d’Oyonnax, contre seulement 6 minutes et 9 secondes pour les visiteurs. Une présence constante dans la zone rouge qui a fini par épuiser le rideau défensif adverse. « En première mi-temps on a été pris sur nos points forts comme la touche. Cela nous a fait drôle. On ne gagnait pas les un contre un et si on ajoute l’indiscipline. On savait à la mi-temps ce qu’il fallait corriger. À la mi-temps, je n’ai pas crié. J’ai dit qu’au mental on pouvait aller gagner ce match » expliquait le manager Sébastien Tillous-Borde. Chacun a également apporté sa pierre à l’édifice, au premier rang desquels Dachi Papunashvili. L’arrière géorgien s’affirme un peu plus à chacune de ses sorties. Désigné homme du match par les anciens de l’USM il a été de tous les bons coups ou presque, en étant notamment impérial sur les très nombreuses chandelles lancées par les hommes de Fabien Cibray. On soulignera également l’apport très important du banc en seconde période.

Inquiétude pour Noa Kanika ?

L’USM n’a une nouvelle fois pas été épargnée par les blessures ce jeudi soir. A commencer par la sortie sur commotion de JT Jackson en début de rencontre et qui n’est pas revenu. L’autre inquiétude concerne le 2e ligne Noa Kanika qui est sorti juste après l’heure de jeu en se tenant l’épaule. Des examens complémentaires révèlront l’étendue de sa blessure et la durée de son indisponibilité. Avec la suspension de Lewis Bean, un petit problème sera à résoudre dans les prochaines semaines au poste de numéro 5 avec également la sélection avec les Etats-Unis de Nafi Ma’afu.

Un essai et une blessure pour Noa Kanika.
Un essai et une blessure pour Noa Kanika. DDM, Fabrice Aygalenq.

La surprise de la touche, une grande défense

Au rayon de ce auquel on ne s’attendait pas il y a bien évidemment le secteur de la touche. Si depuis le début de la saison tout allait bien de ce côté le match face à Oyonnax sera bien différent avec cinq touches perdues sur lancer montalbanais (deux touches volées en revanche). Une grande première cette saison. Ce fut d’autant plus flagrant en première période avec trois ballons perdus consécutifs et un autre en toute fin de rencontre qui aurait pu avoir de graves conséquences si la défense n’avait tenu bon. La défense qui aura été présente jusqu’au bout, avec ces deux derniers grattages dans les ultimes secondes dont le premier quasiment sous les poteaux. Et que dire de l’indiscipline. À Dax, l’USM avait passé plus de temps en infériorité numérique. Cette fois aucun mauvais geste de chaque côté et du spectacle. Depuis le début de la saison l’USM offre deux visages : à la maison, et à l’extérieur. Et la semaine prochaine c’est Narbonne qui débarque à Sapiac...

Cinq ballons perdus en touche sur lancer USM.
Cinq ballons perdus en touche sur lancer USM. DDM, Fabrice Aygalenq.

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