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Humilié par Côme à Bollaert (1-9), Lens doit se relever. Yannick Cahuzac assume la gravité du naufrage, mais refuse de renoncer.
Que dire à ses joueurs après avoir encaissé neuf buts devant son public ? Yannick Cahuzac a gardé sa réponse pour le vestiaire. Face aux caméras de Canal+, l’entraîneur lensois n’a toutefois pas essayé de rendre cette soirée moins accablante qu’elle ne l’était. Le revers contre Côme (1-9), ce mercredi en Ligue des champions, laisse les Sang et Or avec une défaite qu’ils porteront longtemps. Et leur coach avec une urgence : remettre une équipe debout avant dimanche.
Interrogé sur sa capacité à redresser la situation, le technicien a répondu sans hésitation. « Oui, c’est mal me connaître de penser que je vais abandonner. On va relever la tête et avancer. » Cahuzac entend donc conduire lui-même la réaction. Il sait pourtant combien les mots peuvent sembler dérisoires après un tel score. Son premier constat ne laisse d’ailleurs aucune place à l’indulgence : « Aujourd’hui, le seul mot, c’est le sentiment d’humiliation. On a été dominés dans tous les domaines. »
L’entraîneur n’a pas livré d’explication définitive à chaud. Il a surtout refusé de réduire la catastrophe à quelques consignes oubliées. « Il n’y a pas que le plan de jeu qui n’a pas été respecté, c’est un ensemble de choses. Avec un tel score, c’est au-delà du plan de jeu. » Le travail qui attend le staff est considérable. Avant de corriger les erreurs, il faudra comprendre comment Lens a pu perdre à ce point le contrôle de son match.
Dans ce contexte, la réaction de Ruben Aguilar compte. Le Lensois a décrit des joueurs « choqués, tristes et abattus », puis reconnu leur honte : « Forcément, quand il y a neuf buts de pris à domicile, il n’y a rien d’autre à dire. » Il a aussi clairement assumé les responsabilités du groupe : « C’est nous, les joueurs, les fautifs, et non le coach ou la direction. » Une déclaration qui ne résout rien, mais évite de laisser l’entraîneur seul face au désastre.
Cahuzac a déjà tourné son discours vers dimanche : « Il va falloir qu’il y ait de la fierté. » Lens aura peu de temps pour absorber le choc. L’engagement et la solidarité seront les premières réponses attendues d’un groupe qui vient de reconnaître publiquement ses manquements. Après cette soirée, personne ne lui demandera d’avoir tout réparé en quelques jours. En revanche, une nouvelle absence de réaction serait difficilement supportable.