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Encore moins par des Rapaces...
Encore moins par des Rapaces gapençais pénibles qui les ont poussés en prolongations où la règle de la mort subite s’applique. Boostés par leur égalisation à trois minutes de la fin, les visiteurs se sont offert le coup parfait en marquant en premier (4-3). Les Boxers n’auront pas le temps de s’apitoyer. Grenoble, leader avec 13 points d’avance sur eux, les attend de pied ferme mardi. Le bon moment et le bon endroit pour un électrochoc.
« Il y a beaucoup de déception, souffle le capitaine Kévin Dusseau après le match. Ça fait un moment qu’on prend beaucoup trop de buts et quand on a des grosses chances de marquer, on ne les met pas et on se fait punir. Ça fait mal au moral ».
Du côté de l’entraîneur Olivier Dimet, un soupçon de colère se joignait à la frustration : « On ne peut pas reprocher aux joueurs de ne pas avoir essayé mais encore une fois, ce n’est pas suffisant. Quand on voit ce qu’on est capable de faire et ce qu’on a montré sur les deux derniers matchs… Maintenant, on est responsables responsable et c’est à nous de trouver les solutions. Il faut qu’on se regarde en face pour remettre les bons ingrédients et la bonne façon de jouer ».
Dans le vestiaire juste avant de rentrer sur la glace, l’honneur avait été fait au chef Philippe Etchebest, nouveau partenaire du club, de faire l’annonce des six joueurs à démarrer la partie avec une dose d’encouragements. Ça a fait son effet sur l’entame (2-0, 14e) mais les Bordelais ont vite compris que la mission serait plus compliquée que prévu. Malgré l’ouverture du score de Morin et la mise doublée par Boscq, les Gapençais tiennent tête aux Bordelais sur chaque palet et réagissent sans tarder par Bouvet (2-1, 15e).
« Il faut qu’on se regarde en face pour remettre les bons ingrédients et la bonne façon de jouer »
Avec un peu de provoc’pour ajouter du piment, les visiteurs reviennent encore plus d’attaque au deuxième tiers. Double pénalités pour les Bordelais et égalisation par un Bouvet intenable (2-2, 20e) et toute la soirée prend une tournure de piège. C’est la bonne période de l’année pour se faire peur mais les joueurs d’Olivier Dimet ne sont pas en position de s’amuser. Alors ils travaillent devant la cage de Scarfone mais la défense provençale est difficile à prendre de court.
Un power play fait irruption en fin de période, l’occasion est belle de se remettre la tête à l’endroit. Les Bordelais la laissent passer mais trouvent la faille juste après par le dernier arrivé en Gironde pour densifier le banc, l’international letton Niks Fenenko (3-2, 38e).
Le coup est dur pour les visiteurs mais pas fatal. Les Bordelais ne parviennent pas à enfoncer le cou malgré une nouvelle situation de supériorité et des occasions. Les Rapaces le sentent, font sortir leur gardien et recollent. Un frisson parcourt Mériadeck. Sans parler de celui des prolongations.