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Une force de frappe qui donne le tournis à l'ensemble du football hexagonal. Actuel dauphin du groupe C de National 2 avec quinze points engrangés — à seulement deux longueurs du Nîmes Olympique —, le GFA Rumilly Vallières réussit une entame d'exercice 2026-2027 étincelante. La formation haut-savoyarde affole littéralement les compteurs avec 27 réalisations claquées en seulement huit rencontres, s’affirmant tout simplement comme la ligne d'attaque la plus prolifique de France, de la Ligue 1 au National 2. Une insolente réussite qui surprend jusqu'à son propre entraîneur, Cédric Rullier, invité à s'exprimer sur les canaux de la Fédération Française de Football (FFF) : "Marquer autant, cela ne m'était jamais arrivé. Mais on a une recette qui fonctionne bien pour former des attaquants ! Déjà, l'an passé, avec Sabri Hattab, on avait le meilleur buteur de la poule (16 buts). Il y avait aussi Adam Yahi, prêté par le FC Annecy (8 buts), mais il était arrivé en cours de saison sinon je pense qu'il aurait marqué encore plus. L'année précédente, on avait Sory Doumbouya et aussi Axel Raga."
Cette avalanche de buts découle d'une méthodologie millimétrée, axée sur l'épanouissement individuel au service d'un plan commun. Loin d'improviser, le club s'appuie sur un encadrement pointu pour façonner ses éléments offensifs : "Je ne veux pas le dissocier de l'aspect individuel. Le joueur, quand il arrive chez nous, entre dans un projet collectif. On va d'abord regarder l'homme. Ensuite, il doit s'adapter à notre projet de jeu et enfin, il y a tout ce qui entre en compte dans le secteur de la performance : la tactique, la technique, le travail devant le but que l'on fait beaucoup... On bosse aussi avec des outils comme des préférences motrices. D'ailleurs, l'un des coachs s'occupe du développement individuel de chaque joueur avec des axes d'amélioration très précis. On a aussi un préparateur mental, on travaille beaucoup sur la confiance en soi. En fait, on choisit les joueurs et après, on les place dans un système."
Une rigueur quotidienne qui permet d'éviter l'écueil de la dépendance à un seul goleador : "Chaque semaine, à chaque entraînement, on travaille la finition. Pour moi, tous les joueurs doivent être capables de marquer, aussi bien mes défenseurs centraux sur coups de pied arrêtés que mes latéraux. Ils doivent s'inscrire dans ce projet collectif. C'est pour ça qu'on a beaucoup de buteurs différents. Je ne veux pas dépendre d'un buteur unique. Tant mieux si on a le meilleur buteur de la poule mais ça reste fragile, imaginons qu'il se blesse ou qu'il parte... Chaque fin de saison, nos meilleurs attaquants partent mais certains, pour moi, ont stagné. Chez nous, le système les fait progresser, et quand ils partent, parfois un peu trop vite à mon goût mais c'est leur choix et je le respecte, ils ne sont plus du tout dans le même système. Nous, au GFA, on se créé beaucoup d'occasions, donc quelque part c'est normal que l'on marque beaucoup."
Pour le technicien, cette identité de jeu offensive répond avant tout à une vocation populaire et spectaculaire : "Pour moi, le foot doit rester un spectacle et créer une émotion. Quand on est enfant, on veut arrêter un tir ou marquer des buts, c'est ça qui fait que le foot est ludique. On se souvient plus des finales de Ligue des champions avec des gros scores, non ? C'est ma vision du foot, je suis tourné vers ça : se créer des occasions, marquer des buts... Au GFA, on travaille pour ça."
Exempts lors du neuvième acte de la saison, les Savoyards profitent de ce répit bienvenu pour refaire le plein d'énergie avant un mois de novembre palpitant. Le groupe de Cédric Rullier reprendra le chemin des pelouses par un piège à négocier sur les terres de l'AS Saint-Priest lors de la dixième journée, avant de s'offrir une affiche de gala. Le 15 novembre à 15 heures, c'est sur la pelouse du Parc des Sports d'Annecy que le GFA RV recevra l'AS Saint-Étienne dans le cadre du 7e tour de la Coupe de France, avec la ferme intention de faire rugir son attaque de feu face aux Verts.
Avec 27 buts inscrits en seulement huit journées de National 1, le GFA Rumilly Vallières possède tout simplement la meilleure attaque de France de la Ligue 1 au N2. Au micro de la FFF, l'entraîneur Cédric Rullier dévoile les secrets de cette insolente réussite offensive avant un mois de novembre palpitant, marqué par un choc de Coupe de France face à l'AS Saint-Étienne.