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Forcément sonnés après leur défaite 9-1 concédés à domicile face à Côme en Ligue des champions, les Lensois accusaient le coup à l'issue de la rencontre.
Un séisme de magnitude 9.1 a secoué le stade Bollaert-Delelis ce mercredi soir. En s’inclinant lourdement 9-1 face à Côme à l’occasion de la 4e journée de Ligue des champions, le RC Lens a signé la plus grande débâcle de l’histoire d’un club français dans la compétition reine, devenant même la toute première équipe à encaisser neuf buts à domicile sur la scène européenne. Un naufrage historique qui plonge tout un peuple dans la stupéfaction et laisse des traces profondes au sein du vestiaire sang et or.
À chaud, l’entraîneur lensois Yannick Cahuzac n’a pas cherché d’excuses, peinant à mettre des mots sur l’ampleur de la catastrophe : « Mon discours ? Ça restera dans le vestiaire. Le seul mot qui me vient en tête, c’est un sentiment d’humiliation », a-t-il confié au micro de Canal+, ajoutant : « On a été dominés dans tous les domaines. C’est difficilement explicable à chaud. On va bien se concentrer sur nous-mêmes, discuter, voir ce qui va et ne va pas, pour se concentrer sur dimanche (réception de l’OM en Ligue 1, NDLR). C’est de la fierté. »
Menés 3-0 dès la pause, les Lensois ont complètement sombré lors d’un second acte cauchemardesque où ils ont encaissé six buts supplémentaires face à une formation lombarde irrésistible dirigée par Cesc Fàbregas. Pour le technicien lensois, la déroute dépasse largement le simple cadre tactique : « Il n’y a pas que le plan de jeu qui n’a pas été respecté. Un tel score va au-delà du plan de jeu. On va se concentrer pour pouvoir se regarder dans une glace. » Malgré l’ampleur de la crise et cette troisième défaite consécutive en C1, Cahuzac a tenu à afficher sa détermination pour la suite : « Oui, je me sens capable de redresser la situation. C’est mal me connaître de penser que je vais abandonner. On va relever la tête et avancer. »
Dans les couloirs du stade, le constat était partagé par les joueurs, « choqués, tristes et abattus », selon le staff. Le piston lensois Ruben Aguilar a résumé le sentiment général sans détour : « On s’est fait marcher dessus. » Conscient de la douleur infligée aux fidèles supporters de Bollaert, il a insisté sur la nécessité de réagir collectivement : « On est désolés pour le peuple lensois, on va travailler trois fois plus. On n’est pas fiers. On va assumer nos responsabilités. On est tous ensemble, on va affronter ça tous ensemble. Il faut faire preuve de caractère et rester unis. »
Pointant du doigt la bronca et la déception légitime du public, Aguilar a ajouté : « Les supporters paient cher leur billet. Ils n’ont pas envie de voir ça. On va se rattraper. Il faut avoir beaucoup plus d’exigence. Ce soir, on va rentrer chez nous avec un sentiment de honte. »
Un désarroi partagé par son coéquipier Michaël Cuisance, lui aussi sonné par la tournure des événements : « Je n’ai aucun mot. L’équipe doit se ressaisir. On est en Ligue des champions, on doit honorer cette Coupe d’Europe et aujourd’hui, on n’a pas été au niveau. On est désolés pour les fans, ça doit être une leçon. »
Alors que ce revers cinglant avec huit buts d’écart égale les plus lourdes défaites de l’histoire de la C1 (les 8-0 de Real-Malmö et Liverpool-Besiktas), le temps des regrets est déjà compté. Une réaction immédiate est attendue dès ce dimanche à 20h45 pour le choc de la 10e journée de Ligue 1 face à l’Olympique de Marseille.