Retour
L’Anglais de 33 ans a été sacré Ballon d’Or 2026 devant Kylian Mbappé et Lamine Yamal au terme d’une saison à 73 buts marqués
C’est Ronaldo Nazario qui a mis fin au suspense en révélant l’identité du vainqueur : « Harry Kane ». En annonçant le sacre de l’Anglais, le double Ballon d’Or (1997 et 2002) a mis fin à une très longue attente. Au bout d’une journée marquée par la publication d’articles sur le site de France Football annonçant la victoire d’Harry Kane… puis de Lamine Yamal et de Kylian Mbappé, les trois favoris au trophée se sont retrouvés au premier rang d’une cérémonie retardée de 45 minutes, en raison d’un public londonien trop nombreux pour l’organisation. Mais c’est bien Harry Kane qui est monté sur la scène pour recevoir son premier Ballon d’Or, à 33 ans.
Pour l’attaquant du Bayern Munich, c’est une saison qui restera dans les annales. Son succès, il le doit surtout à ces chiffres : en inscrivant 73 buts en 63 matchs, Harry Kane a réalisé « la meilleure saison de (sa) vie ». Dans l’histoire des cinq grands championnats européens, seul Lionel Messi en 2011/2012 s’était montré plus prolifique que la version 2025/2026 du buteur du Bayern Munich. S’il reste loin des huit sacres de l’Argentin, l’Anglais s’offre la reconnaissance suprême, après une carrière longtemps passée dans l’ombre des plus grands. C’est en quittant son club formateur de Tottenham (où il a disputé 435 matchs entre 2011 et 2023 pour 0 trophée) pour le Bayern Munich à l’été 2023 qu’il a changé de dimension en étant enfin considéré comme l’un des meilleurs numéro 9 du monde.
Vainqueur de la Bundesliga avec le club bavarois, mais éliminé en demi-finale de la Ligue des champions et de la Coupe du monde, il a devancé Kylian Mbappé (2e) et Lamine Yamal (3e) dans un duel à trois ultra-serré pour devenir le 5e joueur anglais à remporter le Ballon d’Or après Stanley Matthews (1956), Bobby Charlton (1966), Kevin Keegan (1978 et 1979) et Michael Owen (2001).
Le reste de la cérémonie a été marqué par la domination totale de l’Espagne et du FC Barcelone, qui ont fait main basse sur la majorité des récompenses distribuées, dont le Ballon d’Or féminin, revenu à Alexia Putellas, sacrée pour la troisième fois après une nouvelle grande saison avec le FC Barcelone, et le titre de meilleur entraîneur avec Luis de la Fuente.
Le sélectionneur de l’Espagne, sacré champion du monde cet été, succède à son compatriote Luis Enrique (PSG) pour le prix de meilleur entraîneur de la saison 2025/2026. Ancien formateur et sélectionneur des équipes de jeunes, De la Fuente (65 ans) est arrivé fin 2022 sur le banc pour remplacer Luis Enrique. Avec lui, la Roja a triomphé en Ligue des nations en 2023, à l’Euro 2024 et au Mondial 2026. Pour les équipes féminines, le trophée de meilleur entraîneur est revenu à celui du FC Barcelone, Pere Romeu, qui a réalisé un quadruplé comprenant le championnat, la Coupe et la Supercoupe d’Espagne, et la Ligue des champions.
Les trophées « Raymond Kopa » désignant les meilleurs jeunes parmi les moins de 21 ans sont également tombés dans l’escarcelle du Barça ; ou plutôt, ils sont restés dans son giron. L’ailier espagnol Lamine Yamal a en effet reçu cette distinction pour la troisième année consécutive. Chez les femmes, l’attaquante Vicky Lopez a aussi conservé son titre.