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Le hockey sur glace français réagit. La semaine passée, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a imposé à la Fédération Internationale de hockey sur glace (IIHF) de réintégrer les équipes nationales de Russie dans ses compétitions. Ayant invoqué des raisons de sécurité pour maintenir la mise à l’écart des Russes, l’IIHF avait vu ses arguments être rejetés par l’institution installée à Lausanne. Une annonce qui a provoqué des réactions en cascade avec le quatuor formé par la République tchèque, la Norvège, la Suède et le Danemark qui refusent de croiser le fer avec la Russie à l’occasion des championnats du monde. A cela vient s’ajouter la ville finlandaise de Turku qui a affirmé son intention de renoncer à l’organisation des championnats du monde juniors en cas de participation de l’équipe russe. En ce qui concerne la Fédération Française de hockey sur glace (FFHG), la réaction est intervenue ce jeudi par l’intermédiaire d’un communiqué.
L’instance y exprime « ses regrets et ses préoccupations quant aux conséquences sportives et organisationnelles de cette décision ». Le Bureau Directeur de la fédération assure que « cette décision ne tient pas suffisamment compte des difficultés liées à l’organisation des compétitions internationales ni des positions exprimées par plusieurs pays participants ». Au-delà de cette prise de position, les dirigeants de la FFHG ont décidé d’agir. En effet, alors que l’équipe de France de para-hockey devait prendre part au championnat du monde Groupe C organisé à Mexico du 8 au 13 décembre prochain, elle a décidé de ne pas y envoyer son équipe qui devait affronter la Russie. « Le Bureau Directeur de la fédération considère que, dans les circonstances actuelles, les conditions ne sont pas réunies pour garantir le bon déroulement de cette compétition », ajoute la FFHG.
Le président et les membres du Bureau Directeur « regrettent de devoir prendre une telle décision, et mesurent l’impact sportif et humain pour les athlètes et l’encadrement au regard de leur investissement et engagement ». Si les équipes de France ne doivent pas croiser la route des Russes lors des Mondiaux 2027, la fédération assure que « leur réintégration pourrait avoir des conséquences préoccupantes sur l’organisation des championnats internationaux » et notamment « la participation de l’équipe de France féminine au championnat du monde élite de novembre 2027 ». Enfin, la FFHG « tient à réaffirmer son plein soutien et sa solidarité envers l’Ukraine » mais également « aux valeurs de solidarité et de respect qui doivent continuer de guider le sport international ». Et ce dans le contexte de l’organisation du Mondial masculin 2028 dans l’Hexagone. Ainsi, la fédération « restera attentive à l’évolution de la situation en lien avec les instances internationales compétentes ».