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L’affront a été répété. La fresque dédiée à Franco Baresi, installée Piazza Gino Valle, juste devant Casa Milan, le siège de l’AC Milan, a de nouveau été vandalisée, rapporte Foot Mercato, citant le journaliste italien Antonio Vitiello. Et les auteurs ne se sont pas attaqués au hasard.
LE BRASSARD, L’ÉCUSSON ET LA COUPE
À la peinture noire, les vandales ont effacé trois éléments hautement symboliques : le brassard de capitaine, l’écusson de l’AC Milan sur le short de Baresi, et la Coupe d’Europe que la légende tient entre ses mains. Autrement dit, tout ce qui rattachait l’ancien défenseur à l’histoire glorieuse du club.
Le choix des cibles n’a rien d’anodin. Effacer le brassard et la coupe, c’est s’en prendre à ce que Baresi incarne : un capitaine mythique, triple vainqueur de la Coupe d’Europe avec le Milan de la grande époque. Un symbole de fidélité, puisqu’il a effectué toute sa carrière professionnelle sous le maillot rossonero.
MOINS D’UN MOIS APRÈS LA PREMIÈRE ATTAQUE
Ce n’est pas la première fois. La fresque avait déjà été dégradée le 27 septembre. L’artiste Luca Rosada, connu sous le nom de Lucas Street Art, l’avait alors restaurée et en avait même dévoilé une version plus grande, sous forme de collage, le 10 octobre. On y voyait un Baresi souriant, aux couleurs rossonere.
Moins d’un mois plus tard, l’œuvre est de nouveau prise pour cible. Les auteurs n’ont pas été identifiés, et le club n’a pas communiqué publiquement sur cette nouvelle dégradation. La répétition des faits interroge toutefois sur la protection de ce lieu emblématique.
UNE VILLE DIVISÉE
À Milan, les rivalités sont exacerbées. L’appartenance à un camp s’y vit avec passion, et les symboles des deux clubs suscitent parfois des réactions excessives. Aucun élément ne permet toutefois, à ce stade, d’attribuer cet acte à un groupe en particulier.
Pour les supporters rossoneri, l’émotion est vive. Baresi n’est pas un joueur comme les autres. Son numéro 6 a été retiré par le club, un honneur rarissime. S’en prendre à son image, c’est s’en prendre à l’âme du Milan. Le sentiment de colère est palpable sur les réseaux sociaux.
L’œuvre, installée juste devant le siège du club, avait vocation à célébrer l’une des plus grandes figures de son histoire. Sa dégradation répétée touche donc bien plus qu’un simple mur.
Pour l’artiste, ces attaques successives sont un coup dur. Restaurer une œuvre, puis la voir de nouveau saccagée quelques semaines plus tard, a de quoi décourager.
Reste à savoir si l’artiste reprendra une nouvelle fois ses pinceaux. Et si des mesures seront prises pour protéger l’œuvre. En attendant, la Piazza Gino Valle porte les stigmates d’une rivalité qui déborde parfois bien au-delà du terrain. Triste spectacle.