Retour
Les Gersois sont ensuite rentrés dans le rang : ils ont perdu de peu à Mauléon et Graulhet, avant de concéder le nul contre leurs voisins de Fleurance au stade Jacques-Fouroux. Ces contre-performances ne peuvent que renforcer la motivation des Peyrehoradais, et le 38-0 infligé par Auch à La Seyne-sur-Mer il y a deux semaines ne change pas grand-chose : les Verts ont eux aussi battu les Varois, leur seule victoire en N2 à ce jour.
Bien sûr, le 46-12 qu’ils viennent de subir à Nîmes interpelle. Mais il faut relativiser : des scores fleuves, il y en a tous les week-ends, et même les plus grosses équipes en subissent (le 52-3 d'Aubenas à Auch, déjà évoqué, ou le 50-0 de Fleurance à Tyrosse). À Nîmes, les joueurs du duo Jaca-Bordenave ont sans doute rencontré une équipe hors-norme, surpuissante, hypertonique, au point que Sébastien Jaca, l’entraîneur des lignes arrière, évoquait un écart de trois ou quatre divisions.
Jean-Louis Bareigts, le coprésident peyrehoradais, a également été impressionné par « l’accueil digne d’une rencontre de Top 14, avec une équipe locale taillée pour la division du dessus ». Il n’en reste pas moins satisfait du début du championnat des siens : « On a eu un calendrier difficile, avec quatre déplacements pour deux réceptions, mais on a tout de même obtenu une victoire et deux points de bonus défensifs. Et, si on n’a rien ramené de Fleurance et Valence-d’Agen, on n’oublie pas que l’on menait à la mi-temps. On n’est pas si loin, il y a des perspectives pour les matchs retour… ».
Ce qu’il faut dire aussi, c’est que le promu landais a été accablé par les blessures – peut-être pas au rythme de l’UBB et de Yannick Bru, mais pas loin ! Le talonneur Romain Itoïz a été le premier et le plus durement touché : victime des ligaments croisés d’un genou, il ne jouera plus cette saison. D’autres ont suivi, mais il y a du mieux : devant, Duvigneau, Lescoulié et Pakihivatau postulent à nouveau. Tissier et Halzuet (chevilles) doivent patienter encore trois à quatre semaines, tout comme Ladevie (orteil), Lamaison et Discazeaux (problèmes musculaires) dans les lignes arrière. Sallaberry (genou) est annoncé pour janvier, alors que Tastet, en Nouvelle-Zélande, manque également à l’appel.
« Nos joueurs se sont battus pour accéder à la N2. Ils savent, pour l’immense majorité d’entre eux, qu’ils n’iront pas plus haut »
L’absence d’éléments majeurs est évidemment pour l’instant un frein aux ambitions. Peyrehorade ne vise évidemment pas la montée, mais il n’a pas non plus la pression de la descente, puisqu’il n’y en aura pas cette année avec la réforme de la FFR et le passage de la N2 à 24 à 48 clubs. Mais pour Jean-Louis Bareigts, « on doit pouvoir faire mieux que la 10e place actuelle. Pour cela, il faut lutter. La pratique du rugby de compétition, c’est de remettre le couvert tous les dimanches. Il faut avoir de l’appétit sinon gare à l’indigestion… »
Il faut de la fierté, aussi. C’est sur elle que misait Sébastien Jaca, entraîneur des lignes arrière, à l’entame de la saison : « Nos joueurs se sont battus pour accéder à la N2. Ils savent, pour l’immense majorité d’entre eux, qu’ils n’iront pas plus haut. Cette saison, ils doivent mettre un point d’honneur à bien figurer dans cette division, avant son élargissement. Cela compte dans une carrière… » Battre Auch, un des prétendants à la montée, y participerait.