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À Turin, le banc tremble. Et un nom bien connu des tifosi refait surface. Selon La Stampa, information confirmée par La Repubblica et relayée par Foot Mercato, Didier Deschamps fait partie des options étudiées par la Juventus pour remplacer Luciano Spalletti, dont la situation devient intenable.
Le contexte est explosif. Battue 2-0 à Gênes mercredi, la Vieille Dame pointe à la huitième place de Serie A après neuf journées. Quelques jours plus tôt, elle avait déjà sombré à domicile face à la Lazio (0-3), une défaite qui avait poussé Spalletti à reconnaître publiquement la fragilité psychologique de son groupe, selon Sports Mole. Le capitaine Gleison Bremer avait, lui, critiqué l’attitude de certains coéquipiers.
Arrivé en octobre 2025 pour succéder à Igor Tudor, Spalletti n’a jamais réussi à stabiliser l’équipe. Selon la presse italienne, une défaite face à Naples ce week-end pourrait sceller son sort. Les dés ne sont pas encore jetés, mais l’étau se resserre.
Deschamps n’est pas seul sur les tablettes. La Repubblica cite aussi Stefano Pioli et Antonio Conte. Ce dernier ne serait toutefois guère emballé, et préférerait attendre une éventuelle ouverture à Manchester United, où Michael Carrick vacille. Plus tôt ce mois-ci, le quotidien romain évoquait également Simone Inzaghi et Francesco Farioli pour un projet à plus long terme.
Pour Deschamps, la Juventus n’est pas un club comme les autres. Milieu de la Vieille Dame dans les années 1990, il y a remporté la Ligue des champions en 1996 et trois titres de champion d’Italie. Il y est revenu comme entraîneur en 2006, dans la tempête du Calciopoli, pour ramener le club en Serie A dès la première saison. Un lien affectif fort, et une connaissance intime de la maison.
Libre de tout contrat depuis la fin de la Coupe du monde, après quatorze ans à la tête des Bleus, le champion du monde 2018 a laissé sa place à Zinédine Zidane. Le Real Madrid avait été évoqué un temps, en cas de départ de José Mourinho, mais cette piste semble aujourd’hui lointaine.
Prudence, toutefois. À ce stade, la presse italienne parle d’une short-list, pas d’une offre formelle. Aucune discussion directe entre la Juve et Deschamps n’a été rapportée. Et le Français, qui n’a plus dirigé de club depuis l’OM en 2012, devra décider s’il souhaite retrouver le rythme quotidien d’un banc.
Son profil a pourtant de quoi séduire une direction en quête de stabilité : gestion de vestiaire, pragmatisme, culture de la gagne. Exactement ce qui semble manquer à cette Juventus fragile.
L’idée a de quoi séduire une partie des tifosi, nostalgiques des années où la Juve dominait l’Europe avec un milieu nommé Deschamps.
Le feuilleton ne fait que commencer. Et si Naples fait tomber Spalletti, le téléphone de Deschamps pourrait sonner très vite.