Retour
Près d’un quart de siècle s’est écoulé depuis son premier sacre de champion d’Amérique latine. Sa première arrivée au Caen TTC date, quant à elle, de 18 ans. Thiago Monteiro était alors parmi les joueurs les plus performants du territoire français. Le Franco-Brésilien a fait son retour au club, cet été, non comme joueur, mais en qualité de coach. Thiago Monteiro accompagne désormais Xavier Renouvin sur le banc du club relégué en Pro B. « L’objectif, c’est la performance, expliquait l’entraîneur caennais avant le coup d’envoi de la saison. Pour ça, il faut essayer de mettre le maximum de moyens. »
Xavier Renouvin voyait en Thiago Monteiro, « un très bon ami », une personnalité capable d’apporter « son expérience et son analyse », lui qui a été sélectionneur de l’équipe nationale du Brésil, celle d’un certain Hugo Calderano (numéro 2 mondial en février 2026).
Il n’y a pas de hiérarchie, c’est une collaboration entre deux coachs. Ça se fera naturellement et très simplement, parce qu’on se connaît très bien.
Thiago Monteiro n’a toutefois aucun problème à se considérer comme le numéro 2. « Xav’ est coach principal, dit-il. Je dois amener une autre vision. J’ai aussi un rapport différent avec les joueurs, j’ai été coéquipier avec certains. » Basé dans l’Orne depuis vingt-cinq ans, Thiago Monteiro continue de pratiquer le tennis de table en compétition. Il évolue à Ouistreham, en Nationale 1, et « refait quelques compétitions internationales pour [son] plaisir ». Loin des Jeux olympiques auxquels il a participé en 2004 et 2008.
« J’adore la sensation de faire des tournois, mais ce n’est plus ma priorité », reconnaît le quadragénaire. Ce dernier bascule progressivement vers une reconversion. « J’ai commencé à faire la transition un peu par défaut, explique Thiago Monteiro. J’avais un souci au coude. La récupération a pris énormément de temps. J’ai commencé à passer mon diplôme. » Thiago Monteiro n’a eu droit qu’à une courte parenthèse comme sélectionneur du Brésil, en 2025, année où il a également joué dans le championnat des… États-Unis.
Je suis en plein milieu de cette transition. C’est important pour moi d’être coach du Caen TTC, cela me permet de garder ce contact avec le coaching, parce que ça s’apprend. C’est une autre relation vis-à-vis des joueurs. Il faut avoir la sensibilité pour comprendre comment chaque joueur écoute les consignes.
Le Normand est « ouvert aux opportunités » dans cette voie du coaching. « Je n’ai pas d’objectif particulier – une sélection ou un club – mais je me prépare. L’idée, c’est d’apprendre et d’être prêt à prendre de plus en plus de responsabilités. » Sans oublier, donc, le jeu. Avec Ouistreham, où il est arrivé en N3, Thiago Monteiro vise d’abord le maintien en Nationale 1. « Techniquement, j’ai un niveau correct. Le niveau des autres a progressé et l’exigence n’est plus la même quand tu n’as plus d’objectif de championnats du monde ou de Jeux olympiques. »