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Mikel Arteta n’a pas l’intention de s’excuser. Interrogé en conférence de presse sur les images de son regard noir adressé à Max Dowman, après l’élimination d’Arsenal à Fleetwood en League Cup, l’entraîneur espagnol a assumé, rapporte Foot Mercato. Et il a lâché une phrase qui fait déjà le tour des réseaux : « On n’est pas à Disneyland, on est en Premier League. »
L’Espagnol a d’abord tenté de désamorcer : « Je n’ai pas vu la réaction à ma réaction. » Avant d’expliquer son état d’esprit sans détour : « Et quand je ne gagne pas, je suis furieux, vraiment. » Un aveu brut, qui en dit long sur la frustration accumulée après cette élimination face à un club de quatrième division.
Arteta ne lâche pas pour autant son jeune joueur. « On prend grand soin de lui, mais on est aussi exigeants, car il doit mériter sa place sur le terrain », a-t-il insisté. Un équilibre délicat entre protection et dureté, que le technicien semble vouloir assumer pleinement avec le joyau de 16 ans.
Les faits sont connus. Titulaire face à Fleetwood (1-1, 5-3 aux tirs au but), Dowman a été expulsé à la 85e minute après une altercation avec un adversaire. Arsenal a fait appel, mais la commission indépendante a rejeté ses arguments : trois matchs de suspension. Le carton rouge est maintenu.
La sanction tombe au pire moment. Dowman manquera le déplacement à Liverpool, dimanche, l’une des affiches majeures de la saison en Premier League. Un rendez-vous où Arteta aurait pu compter sur sa vitesse et sa créativité, d’autant que l’attaque reste le chantier prioritaire des Gunners.
Le mercato n’offre pas non plus de solution immédiate. L’Atlético de Madrid refuse de céder Álex Baena en janvier, Bournemouth ne veut pas vendre Eli Junior Kroupi, et la piste Kenan Yildiz, estimée à 150 millions d’euros par Gianluca Di Marzio, relève davantage de l’été prochain.
Sur les réseaux sociaux, la sortie d’Arteta divise. Pour les uns, l’entraîneur protège son joueur en le confrontant à la réalité du très haut niveau. Pour les autres, la dureté affichée envers un adolescent pose question, d’autant que les images de son regard ont été largement partagées. Le débat est lancé.
Arteta, lui, ne semble pas prêt à changer de méthode. L’Espagnol a construit une partie de son succès sur cette exigence permanente, quitte à bousculer ses joueurs. Avec Dowman, il entend appliquer la même règle : le talent ne suffit pas, il faut le mériter.
Le vestiaire va en parler. Et dimanche, à Anfield, Arsenal devra prouver que cette exigence porte ses fruits. Sans Dowman, mais avec un entraîneur plus déterminé que jamais. La pilule est dure à avaler pour le prodige. Mais à 16 ans, la leçon pourrait valoir de l’or.