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Choisi par Frank McCourt pour présider l’OM, Stéphane Richard partage son quotidien entre plusieurs univers que tout semble opposer.
À la tête de l’Olympique de Marseille depuis sa nomination par Frank McCourt, Stéphane Richard présente un profil rarissime dans le football français. L’ancien patron d’Orange ne se contente pas d’occuper une fonction stratégique auprès du propriétaire américain. Lorsqu’il quitte les dossiers de l’OM, ses journées se poursuivent dans des univers particulièrement éloignés du Vélodrome.
D’après le portrait dressé par L’Équipe, Stéphane Richard travaille parallèlement comme associé au sein de la banque d’affaires Perella Weinberg Partners. Il préside également le conseil d’administration de l’Opéra-Comique, mandat pour lequel il vient d’être reconduit. Un grand écart étonnant pour celui qui doit notamment veiller à la gouvernance et aux intérêts économiques de l’OM.
Le dirigeant de 65 ans entretient aussi une relation personnelle avec la musique puisqu’il pratique le piano et a étudié au conservatoire. Pendant que Marseille vit au rythme des résultats, des polémiques et du mercato, son président évolue ainsi entre réunions financières, responsabilités culturelles et partitions. Cette multiplicité d’activités ne l’empêche pas d’intervenir sur les dossiers sensibles du club, notamment lorsqu’il faut dialoguer avec les auditeurs ou répondre aux exigences de la DNCG.
Le détail le plus surprenant concerne toutefois sa rémunération : sa mission de président non exécutif serait exercée bénévolement. Stéphane Richard ne participe pas directement aux choix sportifs quotidiens, mais peut mobiliser son expérience et son réseau lorsque la situation l’exige. Frank McCourt s’est donc offert un conseiller prestigieux sans alourdir la masse salariale du club. À Marseille, où chaque décision de la direction est scrutée, cette étonnante double vie pourrait néanmoins alimenter une question : jusqu’où Richard pourra-t-il réellement s’investir si l’OM traverse une nouvelle crise ?