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C’est l’heure de vérité pour l’équipe de France de Para Rugby XIII. Après plusieurs mois de préparation et un long déplacement en Australie, les Bleus de Cyril Torres s’apprêtent à entrer dans le vif de la Coupe du monde. Premier rendez-vous au programme face à l’Écosse, ce samedi 31 octobre à 5 heures (heure française), au WIN Entertainment Centre de Wollongong. Un premier défi important pour une sélection tricolore qui nourrit de grandes ambitions et entend retrouver les sommets de la discipline.
Le décor est désormais planté. Installés à Wollongong, les Français ont progressivement pris leurs marques après leur arrivée en Australie. Récupération, adaptation au décalage horaire et premières séances d’entraînement ont rythmé cette dernière phase de préparation. Le travail a notamment porté sur la cohésion du groupe et la mise en place des automatismes nécessaires pour aborder une compétition internationale particulièrement exigeante. Pour le sélectionneur Cyril Torres, l’objectif est clair : "permettre à son équipe d’être immédiatement opérationnelle." Face à l’Écosse, les Tricolores devront afficher de la "maîtrise, de l’engagement et une véritable détermination collective pour réussir leur entrée dans le tournoi."
La tâche ne sera toutefois pas simple dans une poule B particulièrement relevée. Les Français retrouveront successivement l’Écosse, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, trois adversaires aux profils différents, mais qui exigeront chacun un engagement total. Cette phase de groupes constitue un premier passage obligé avant les demi-finales, programmées les 10 novembre, et la finale du 13 novembre, toujours à Wollongong. L’enjeu est d’autant plus important que la France possède une solide histoire dans la compétition. Sacrés champions du monde en 2013 et 2017, les Tricolores avaient atteint la finale de la précédente édition, en 2022, avant de s’incliner face à l’Angleterre (24-28). Une défaite qui nourrit forcément l’envie de retrouver le sommet mondial. La Fédération française affiche d’ailleurs clairement cette ambition, celle de reconquérir le titre et se rapprocher de la première place du classement international. Le groupe français pourra notamment s’appuyer sur le travail collectif réalisé en amont de cette échéance. Lors du stage organisé à Matemale, dans les Pyrénées-Orientales, le staff avait placé la cohésion au centre de sa préparation. Entraînements, activités collectives et moments de partage avaient permis de renforcer les liens entre les joueurs et de construire un état d’esprit commun. Une étape importante dans la constitution d’un collectif appelé à répondre aux exigences du très haut niveau.
Après l’Écosse, les Bleus retrouveront la Nouvelle-Zélande le 3 novembre, avant de se mesurer à l’Australie le 6 novembre. Cette dernière confrontation s’annonce particulièrement attendue face à une nation qui évoluera à domicile. Les résultats de ces trois rencontres détermineront la suite du parcours français et les possibilités d’accéder au dernier carré. La concurrence s’annonce particulièrement intéressante cette année. Rappelons que huit nations sont engagées dans le tournoi fauteuil, avec notamment l’Angleterre, tenante du titre qui a battu le pays de Galles ce vendredi (98-18), l'Australie, la France, l’Écosse, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, le pays de Galles et les États-Unis. À noter également la première participation de la Nouvelle-Zélande à la Coupe du monde de Para Rugby XIII, un nouvel adversaire à découvrir à ce niveau. Cette Coupe du monde représente bien plus qu’une simple compétition pour le collectif tricolore. Elle constitue une occasion de confirmer la progression du Para Rugby XIII français, de valoriser le travail réalisé par les joueurs et leur encadrement, mais aussi de donner davantage de visibilité à une discipline qui mérite toute sa place sur la scène sportive internationale. Les ambitions sont élevées, mais le groupe sait que le chemin vers le titre passera d’abord par une entrée en matière réussie. Face à l’Écosse, les Bleus auront l’occasion de poser les premières bases de leur campagne mondiale. Premier objectif, celui de réussir le rendez-vous écossais avant de se tourner vers les deux autres grands défis de cette phase de poule. La conquête mondiale commence maintenant !