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Le match est annulé à cause des manifestations, le club de volley perd des milliers d'euros : grosse colère après la décision de la préfecture, 90 minutes avant le coup d'envoi
Le match de volley a été annulé à 90 minutes seulement du coup d'envoi. ILLUSTRATION DDM, SEBASTIEN BELLAVAL

l'essentiel L'équipe féminine du club de volleyball de Saint-Dié-des-Vosges devait affronter Bordeaux-Mérignac, le 17 octobre dernier. Cependant, un arrêté de la préfecture girondine a provoqué l'annulation de ce match à 90 minutes seulement du coup d'envoi. Une décision qui coûte cher aux Lorrains.

"Vous avez joué de malchance". Voilà la réponse de Jean Azema, président de la Ligue nationale de volleyball (LNV) suite aux réclamations du club de volleyball féminin de Saint-Dié-des-Vosges, lequel a vu sa rencontre face à Bordeaux-Mérignac, prévue le 17 octobre, être annulée par arrêté préfectoral à cause des risques de débordements liés à la manifestation.

Mais cette annulation constitue une perte considérable pour le club déodatien, d'autant plus qu'il dispose du plus petit budget du championnat. Un préjudice estimé à 6 000 euros qui risque d'affecter les finances des Vosgiens. Pour ne rien arranger, ces derniers ne peuvent même pas se faire rembourser : "Aucune assurance ne permet de couvrir ce type de préjudice", déplore le club dans un communiqué. Par ailleurs, les demandes d'aide adressées à la LNV sont restées lettre morte.

Des Déodatiens doublement floués

Mais l'histoire ne s'arrête pas là : en plus de cette perte financière, la ligue a reporté la rencontre au 25 novembre, à une date qui n'arrange pas les "Louves" : "C'était la seule semaine de repos de la phase aller du championnat pour tous les clubs", développe le président Adrien Christophe auprès de France 3 Grand Est. Un déplacement qui va engager de nouveaux frais et de la fatigue, donc, d'autant plus qu'aucun vol n'est disponible ce jour-là et que l'équipe devra donc faire près de 10 h de route.

Pourtant, le club lorrain a bien essayé de changer la date et était même tombé d'accord avec leurs adversaires pour déplacer la rencontre sur un créneau plus arrangeant. Cependant, les conditions n'étaient pas réunies, la métropole bordelaise ayant refusé d'installer le sol sportif indispensable à la tenue du match.

La colère, en tout cas, ne redescend pas du côté des Vosges : "Nous avons perdu 6 000 euros, on nous répond que c’est de la malchance. Et on nous impose maintenant de retourner à Bordeaux à une date que nous n’avons pas pu choisir, en sacrifiant la seule semaine de repos de nos joueuses et en engageant de nouveaux frais", fulmine le dirigeant vosgien, qui réclame plus d'"équité". Le club espère encore que des mesures seront prises en ce sens.

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