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Jimmy, 24 heures de course au Bol d'Or moto : "C'est un peu comme un manège à sensations
L'équipe était composée, en pilotes, de Jimmy Ollivier (au centre); Louis-Marie Jouanno, médecin à Noyal-Pontivy; Julien Delcamp, de Nice et Norman Chell, de région parisienne
L’équipe était composée, en pilotes, de Jimmy Ollivier (au centre) ; Louis-Marie Jouanno, médecin à Noyal-Pontivy ; Julien Delcamp, de Nice et Norman Chell, de région parisienne. ©Avent Pro/Jordan Chatel

Nécessitant une équipe de 30 personnes sur toute une semaine, ce Bol d’Or 2026 a été pour Jimmy Ollivier de Pluméliau-Bieuzy, une formidable aventure humaine tout autant qu’un défi sportif.

D’abord la course de côte

Initié très jeune à la discipline par un père motard, Jimmy Ollivier s’est tourné vers le métier de mécanicien moto, et a rapidement été attiré par la compétition.

« Après deux années à rouler sur route, j’ai eu envie de pouvoir faire de la vitesse en toute sécurité. Même si les accidents font partie du jeu et qu’on chute une à deux fois à l’année, sur un circuit les pistes sont larges, tout le monde roule dans le même sens, il y a des dégagements et des bacs à gravier. Ce sont des lieux tout à fait adaptés à la pratique de la moto, où les accidents sont bien souvent moins graves que sur la route, où certains de mes clients se sont tués. Ça fait réfléchir en grandissant » explique Jimmy, qui rappelle que « la route n’est pas un circuit ».

Une équipe de 30 personnes

Si la première discipline de Jimmy est la course de côte, qu’il a pratiquée durant 15 ans et a été cinq fois titré champion de Bretagne dans différentes catégories, la disparition de la plupart des championnats l’a fait se tourner vers la course d’endurance en 2018.

Après avoir participé sept fois aux 24 heures de Barcelone, que son équipe a d’ailleurs remporté en 2023 dans sa catégorie, et deux fois aux 24 heures du Mans, Jimmy aurait eu envie d’y participer cette année avec sa propre team. Non sélectionnés, ils se sont alors tournés vers le Bol d’or, qui fait elle aussi partie du Championnat du Monde d’endurance.

« C’est un peu comme partir en vacances avec des copains »

Demandant un an de préparation et un sacré budget, la team « Moto Sport 56 » est alors descendue fin septembre à Castellet, dans le Var, avec un semi-remorque rempli de matériel. L’équipe, de 30 personnes, était notamment composée de deux kinés, trois cuisiniers, un pompier, un photographe, quatre mécanos, ou encore, des panneauteurs pour informer les pilotes depuis le bord du circuit.

Jimmy Ollivier
Jimmy Ollivier a encore vécu une très belle aventure humaine au Bol d’Or 2026. ©La Gazette du Centre Morbihan.

« C’est un peu comme partir en vacances avec des copains, sauf que tout le monde ne se connaît pas forcément. Il faut pourtant que l’ambiance soit bonne. Ce qui est génial en endurance, c’est que c’est une formidable aventure humaine. Si on se focalise souvent sur les pilotes, chaque rôle est important. Quand un pilote à faim à quatre heures du matin, il lui faut quelque chose », relate Jimmy.

Un défi physique

Si Jimmy apprécie particulièrement dans le sport moto l’adrénaline qu’il procure, c’est aussi pour lui une façon d’apprendre à se maîtriser soi-même, ainsi qu’à gérer son stress.

« C’est un peu comme un manège à sensation, sauf que c’est toi qui conduis le manège ».

Les courses d’endurance étant très physiques, cela demande de faire du sport toute l’année, et de faire attention à son alimentation.

« Mine de rien, on puise dans nos réserves »

« 24 heures de course, c’est long. Entre le manque de sommeil, ce que ça demande physiquement, plus la concentration, on puise vraiment dans nos réserves. À quatre pilotes, on se relaye toutes les 40 minutes. Quand on descend de moto, on se change, on se douche, et on essaye de faire manger-kiné-dodo. Sauf que quand un pilote est sur la moto, le prochain doit être prêt au départ s’il y a un problème donc on a peu de battements. Sans compter qu’entre deux relais, c’est dur de faire redescendre la tension nerveuse, on somnole juste le plus souvent » explique Jimmy qui, au final, a terminé à la 32e place de cette édition.

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