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Montauban. Clément Bitz (Narbonne) : "On est capable de regarder les gros dans les yeux"
Clément Bitz, l’un des hommes forts cette saison au RCN. Philippe Leblanc.

Capitaine du Racing club narbonnais et ancien Sapiacain, Clément Bitz s’éclate dans son rôle. S’il sera bien à Sapiac ce soir, il ne sera pas sur le terrain, préservé. Il évoque les ambitions narbonnaises, son retour dans l’Aude et les clés d’un déplacement qui s’annonce périlleux.

Après cette belle victoire contre Brive (34-26), quel est votre sentiment ?

C’est forcément positif. C’est une belle victoire, même si nous aurions peut-être pu nous mettre à l’abri plus tôt. Nous commettons sept fautes, dont certaines nous coûtent cher, avec quatre cartons jaunes. Cela aurait pu nous pénaliser davantage. Mais nous avons su rester solidaires, nous accrocher et continuer à leur faire mal. Et ça a fonctionné.

Peut-on parler d’un match référence pour la suite de votre saison ?

Clairement. Après notre faux pas contre Oyonnax, nous avions à cœur de nous racheter à domicile face à une grosse équipe et de montrer que notre place était bien en Pro D2. Il y avait une certaine pression, avec des objectifs de points et de progression. Ce match est une référence, notamment pour le caractère que nous avons affiché. Maintenant, il faut que cela nous serve pour la suite.

Votre équipe a pourtant beaucoup changé à l’intersaison. Comment avez-vous construit cette confiance ?

Ce que j’essaie de faire comprendre aux joueurs chaque semaine, c’est qu’ils doivent avoir confiance en eux. À partir du moment où nous sommes capables de regarder les grosses équipes dans les yeux, nous pouvons jouer contre tout le monde, marquer des points et faire mal à nos adversaires. Nous l’avons démontré contre Brive. Il faut maintenant répéter ces performances chaque week-end, à domicile comme à l’extérieur, pour prouver que ce n’était pas un feu de paille.

Votre retour à Narbonne, où vous aviez déjà joué deux ans, est-il une réussite ?

Oui, c’est un très bon choix. Je suis très heureux d’être revenu et je n’ai aucun regret. Je ne dirais pas que je revis, parce que je me suis régalé partout où je suis passé mais je suis vraiment content de retrouver ce club que je connaissais déjà.

Le brassard de capitaine a-t-il changé votre manière d’aborder les matchs ?

C’est un rôle différent, bien sûr, mais je ne vais pas changer maintenant. Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours été un joueur travailleur et ambitieux. Le brassard ne change pas la personne ni le joueur que je suis.

Comment abordez-vous ce déplacement ?

Nous ne laissons tomber aucun match. Quand on est promu, il faut évidemment valider les rencontres à domicile mais il faut aussi que tout l’effectif se sente concerné. La rotation permet à chacun de s’exprimer et crée une saine concurrence. Concernant Montauban, nous connaissons ses forces. L’équipe sort d’un gros match contre Oyonnax (24-23), où elle a su se remobiliser après une première mi-temps compliquée (7-20). On arrive sans pression et pour essayer de poser des problèmes.

Certains annoncent pourtant une formalité pour Montauban. Que leur répondez-vous ?

Je ne regarde pas trop ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Mais si certains pensent que ce sera une formalité, tant mieux ! De notre côté, nous savons que ce ne sera pas le cas. Nous irons avec nos armes, en voulant livrer un match plein, notamment dans le caractère et l’engagement.

Le synthétique peut-il favoriser votre jeu ?

Notre rugby repose beaucoup sur le déplacement et la vitesse. Le synthétique peut donc nous avantager. À Aix-en-Provence (42-47), nous avions réalisé un bon match sur cette surface. À Colomiers (28-49), en revanche, notre réveil avait été tardif après une première mi-temps catastrophique (0-35). Quand nous décidons de nous mettre en place et de jouer, nous sommes capables de belles choses. Il faut simplement le faire pendant 80 minutes.

Enfin, vous n’êtes pas aligné ?

Je postulais (sourire). Le choix appartient au staff. Il faut aussi penser à la suite, avec une réception de Nice (vendredi 6 novembre) qui sera très importante. Je serai bien évidemment présent pour accompagner l’équipe.

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