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Ancien coéquipier de Bernard Hinault, Greg LeMond a avoué s'être senti trahi par le Français sur le Tour de France 1986.
Le quarantenaire de la victoire de Greg LeMond sur le Tour de France 1986 a été fêté cet été. Cette année-là, le coureur américain s’était imposé au général avec trois minutes et dix secondes d’avance sur son premier poursuivant, un certain Bernard Hinault. Coéquipiers au sein de La Vie Claire-Wonder-Radar, les deux hommes avaient alterné le chaud et le froid dans leurs relations sur ce Tour. Greg LeMond en a gardé un souvenir particulier.
C’est dans le cadre de l’émission Ravito diffusée par Le Télégramme, que l’Américain a évoqué cette époque. Et il a avoué qu’à l’époque, il s’était senti trahi par le comportement du Blaireau. Pour rappel, le Français avait été présenté comme le lieutenant de LeMond. Un deal non-respecté selon ce dernier qui a d’abord accusé celui qui était son patron à l’époque. « Non. Mais je crois que Bernard Tapie a beaucoup joué sur la politique dans l’équipe (…), ce n’était pas transparent. »
La course a donc débuté et la cohabitation entre les deux coureurs s’est faite tant bien que mal. Et bien que pour Greg LeMond, Bernard Tapie voulait la victoire de « (Bernard) Hinault pour prendre le record » de six victoires sur la Grande Boucle, c’est donc un autre scénario qui s’est dessiné. Mais bien que vainqueur, Greg LeMond a eu un goût en bouche un peu amer.
Reconnaissant d’abord que « Hinault était toujours correct en tant que coéquipier », le triple vainqueur du Tour a poursuivi sur son sentiment de trahison ressenti alors. « Un peu. À l’époque, oui. Mais je ne suis idiot. C’est (à cause de) Tapie. » Et de poursuivre sur l’ancien patron de l’OM. « Je n’aimais pas. Au début oui, c’était une très bonne personnalité. Mais parfois tu commences à sentir les gens qui ne sont pas honnêtes. […] Il a fait des choses à la fin de 1986, c’était bizarre. Je ne veux pas en parler. »
Quant à une dispute longue durée avec Bernard Hinault après ce Tour 86, Greg LeMond a démenti. « Non, non. La seule chose qui m’a un peu déçu, ce n’est pas de sa faute, il y a toujours un doute sur ; il a donné le Tour. Moi je sais que j’ai gagné le Tour par moi-même. […] C’était une ambiance qui n’était pas bien. »