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l'essentiel Plombé par les absences, le Stade Toulousain sera en danger ce dimanche soir à Pau, également handicapé. Un nouveau test de caractère qui n’est pas sans rappeler celui de Castres.
Nous y voilà donc dans ce feuilleton devenu hélas ordinaire des faux doublons et doublons qu’aucun des sports majeurs de notre pays ne comprend l’existence. À ce stade de la parenthèse, nous nous demandons bien comment l’ordinateur de la Ligue a pu à ce point se mélanger les fils et comment le diffuseur a quand même décidé de faire de cette rencontre l’affiche du dimanche soir alors qu’elle est placée une semaine avant le premier rendez-vous international de l’équipe de France, avec les conséquences (absence de beaucoup d’internationaux) qu’on connaît à l’avance. Les mystères du rugby…
On écrira dommage car cette rencontre entre l’incontournable Stade Toulousain et l’ambitieuse Section Paloise méritait un autre cadre, soit deux équipes sur leur 31. Au lieu de cela, on déplore de chaque côté cinq internationaux « protégés » donc absents. C’est donc dix joueurs, soit un tiers des possibles titulaires qui regarderont le match depuis Marcoussis.
La malchance est venue s’en mêler également. Avec des blessés dans les deux camps ; le champion de France détenant certainement la palme.
Dans ce contexte, qu’attendre de cette rencontre au-delà de la répétition puisque le même cas se reproduira samedi avec la réception de Clermont à Ernest-Wallon (attention match avancé à 14 h 30) ? Assurément, un nouveau test de caractère quand on sait que le Hameau est devenu une forteresse (que des succès l’an dernier en phase régulière jusqu’à la défaite en barrage contre le Racing et 48 points de moyenne marqués cette saison en Top 14). D’autant que la défense toulousaine a plutôt tendance à tanguer en ce moment avec plus de trente points de moyenne encaissés.
Clément Poitrenaud y voit en tout cas une étape pour la suite du championnat alors que le Stade est quel que soit le résultat assuré de rester leader : « On va y aller avec beaucoup d’envie et d’appétit. Notre credo sera le même que les années précédentes à savoir s’attacher davantage au contenu qu’au résultat. Dans tous les cas, ce sera une bonne leçon car, quoi qu’il se passe, cela nous permettra de continuer de bosser pour faire progresser nos gamins et faire progresser notre équipe. »
La formule a déjà fait ses preuves. C’était cette saison à Castres où le champion de France avait déjà puisé son réservoir (Nemor, Amati, Kouassi étaient déjà titulaires). Voilà pourquoi si cette affiche est dévaluée, elle n’est pas du tout dénuée d’intérêt. Ultime paradoxe de ce sport.
La tendance : Pau 52 % – Toulouse 48 %
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