Retour
On ne l’a pas beaucoup entendu, et c’est peut-être précisément ce qui intrigue. Depuis son arrivée à Marseille, Grégory Lorenzi cultive une discrétion de moine. Pas une recrue enregistrée, un mercato estival 2026 resté désespérément vierge, et des supporters qui scrutaient l’horizon en se demandant si le club avait encore les moyens de ses ambitions. Le directeur sportif venu de Brest semblait condamné à gérer la pénurie. Sauf que, selon Jean-François Pérès, du Journal du Dimanche, le silence pourrait cacher une vraie manœuvre.
L’information, si elle se vérifie, change la lecture de cette période de disette : l’OM aurait déjà arraché trois accords avec des joueurs susceptibles de débarquer en janvier 2027. Trois, pas un de plus, pas un de moins, et surtout pas un nom. C’est là toute l’ambiguïté du dossier : on annonce des promesses sans visage, des signatures sans signataires. Il y a de quoi nourrir les espoirs de la Commanderie, mais aussi de quoi rester prudent tant que rien n’est couché sur papier.
Car la vraie question n’est pas de savoir si Lorenzi a des idées, mais s’il a les moyens de les concrétiser. Les contraintes économiques du club n’ont pas disparu par enchantement, et certaines arrivées pourraient très bien dépendre de départs préalables ou d’opérations à moindre coût. Prêts, joueurs libres, transferts modestes : la palette est connue, celle d’un club qui doit faire beaucoup avec peu. Aucune de ces pistes n’est confirmée à ce stade, et c’est dans les conditions de ces accords que tout se jouera.
Reste que, pour la première fois depuis des mois, le tableau marseillais s’éclaircit un peu. Après une période sans la moindre signature, le dirigeant ex-Brestois tient peut-être l’occasion de lancer enfin pour de bon son projet sportif. Si les informations du JDD se confirment, le mercato hivernal, annoncé comme un long hiver sans relief, pourrait se transformer en un feuilleton animé sur la Canebière. Les supporters, eux, ont appris à se méfier des promesses d’été. Ils attendront de voir, mais ils auront, cette fois, une raison de regarder le calendrier.