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Alors qu’elles joueront en lever de rideau des garçons et en direct sur Canal+ Sport, ce dimanche, face à Lyon, les Pocettes devront compenser leur manque d’expérience et de repères avec leur état d’esprit
Leur cinquième tentative aura été couronnée de succès. Enfin promues en Élite 1 à la faveur de leur titre de championnes de Franced’Élite 2, les rugbywomen du Stade Rochelais tenteront de faire mieux que les volleyeuses châtelaillonnaises (1995) et les handballeuses d’Aunis (2004), lesquelles n’ont fait qu’un passage éclair en première division. Le pari est audacieux pour les proté...
Leur cinquième tentative aura été couronnée de succès. Enfin promues en Élite 1 à la faveur de leur titre de championnes de France d’Élite 2, les rugbywomen du Stade Rochelais tenteront de faire mieux que les volleyeuses châtelaillonnaises (1995) et les handballeuses d’Aunis (2004), lesquelles n’ont fait qu’un passage éclair en première division. Le pari est audacieux pour les protégées du duo Alexandre Barès - Benoît Chassaing. Pour cela, elles devront éviter la dernière place.
Aussi, le staff ne se trompera pas de championnat face aux grosses écuries que sont Bordeaux, Toulouse et Romagnat, chez qui elles iront le prochain week-end, lors de la seconde journée. À quelques jours de la venue du LOU, en ouverture, à Marcel-Deflandre mais aussi en direct sur Canal+ Sport, l’entraîneur des trois-quarts Benoît Chassaing admet que cette première à domicile, en lever de rideau de La Rochelle - UBB, arrive un peu vite « mais c’est une belle récompense. Si c’est beaucoup de poids pour l’équipe, ça entraîne un bon moment pour mettre en valeur le rugby féminin. »
« C’est une nouvelle aventure, on va découvrir le haut niveau avec de nouvelles joueuses. Ça nécessite beaucoup d’automatismes à mettre en place. Le seul risque d’être très tôt sur ce match, c’est qu’on va manquer de repères collectifs, explique le technicien. Mais on va mettre une énergie, une envie incroyables pour être au niveau, le découvrir. »
Derrière, ça va plus vite, les impacts sont plus forts. Mais on n’a rien à perdre
Selon lui, « il faudra mettre l’intensité nécessaire, ne pas jouer avec le frein à main. Il vaut mieux tenter de faire des passes que d’avoir des regrets de n’avoir pas assez joué. Derrière, ça va plus vite, les impacts sont plus forts. Mais on n’a rien à perdre. Ne soyons pas craintifs dans nos ambitions, on fera les comptes à la fin. »
Le groupe va notamment devoir basculer, après des années à jouer les premiers rôles en Élite 2 : « Il faut arrêter de réfléchir. Auparavant, on a beaucoup dominé mais là, ça va être plus compliqué. Il faudra cibler le contenu, faire preuve de caractère, de résilience. Ce sont deux saveurs totalement différentes mais j’ai bon espoir qu’on y mette notre état d’esprit et que ça génère une bonne surprise à la fin. »
Concernant le recrutement, alors que l’équipe a perdu des joueuses prometteuses telle que Tonie Fiorèse (Bordeaux), Benoît Chassaing estime avoir accueilli « des filles intéressantes. Je pense qu’elles seront une plus-value. La saison passée, derrière, nous n’étions que 9 aux entraînements, on avait donc des besoins ciblés car même si on sait que le rugby commence devant, on devait ramener de la qualité et de la quantité pour travailler correctement et faire du 15 contre 15. »
Mais le projet rochelais reste basé sur la formation, d’autant qu’il faudra gérer le temps de jeu des sept joueuses étrangères puisque le club ne pourra en aligner que cinq par rencontre. « J’ai bon espoir que nos petites jeunes vont s’adapter car elles sont bosseuses. Je crois en leur adaptation au niveau supérieur. La crise temporelle chez les filles, c’est qu’il faut caler beaucoup de choses le soir sur quatre séances, indique le coach. Pour le rendre plus pro, il faut du travail vidéo, le développement individuel des joueuses, tous ces moments de travail. »