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Le quintuple champion olympique Teddy Riner est rattrapé par une vieille affaire. Fin 2025, le média L'Informé avait indiqué que le judoka avait contesté devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise un redressement fiscal infligé en 2019. Il était lié à la société de location de voitures de luxe détenue par le Français. Il n'avait pas obtenu gain de cause. L’administration fiscale pointait le fait que Teddy Riner était le « conducteur exclusif » de deux de ces véhicules, une Ferrari et une Rolls-Royce. Le fisc estimait aussi que cela constituait un avantage en nature attribué par la société au judoka. Et tout cela « au motif qu'elles n'ont pas été engagées dans le cadre de l'activité de location de l'entreprise mais ont constitué des rémunérations et avantages occultes pour Teddy Riner », toujours selon L'Informé.
Ce mardi, L’Équipe a apporté de nouveaux éléments aux dossiers. Son article indique que « dans une décision rendue le 15 octobre », la cour administrative d'appel de Versailles « conforte l'administration fiscale, qui avait souligné une « intention délibérée » de Teddy Riner de « minorer l'impôt ». Selon la justice, le judoka « ne pouvait ignorer que les frais et charges afférents à ces véhicules n'avaient pas été engagés par la société pour la réalisation d'opérations conformes à son objet social, et qu'il était, pour certains de ces véhicules, le conducteur exclusivement désigné », écrit L’Équipe en citant la décision.
Le média sportif a aussi rappelé la défense des avocats de la société. Ils affirmaient « que les véhicules avaient été peu loués en 2017 à cause du contexte géopolitique marqué l'année précédente par des attentats terroristes qui ont eu pour effet d'éloigner la clientèle étrangère ». Selon l'AFP, une décision a bien été rendue en ces termes le 15 octobre dernier, mais tous les noms et les sociétés ont été anonymisés. Ni Teddy Riner ni ses avocats n'ont réagi pour le moment.