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Il y a des amitiés que les années n’effacent pas. Samedi, d’anciens joueurs de l’USAP et du Rugby Club Toulonnais se sont retrouvés à Néfiach pour honorer la mémoire de Michel Montanès. Un moment de partage et d’émotion autour d’un homme qui avait su marquer les cœurs autant que les terrains.
Samedi 31 novembre 2026 après-midi, il y avait bien plus que des souvenirs de rugby au cimetière de Néfiach. Il y avait des retrouvailles, des émotions partagées et surtout une belle histoire d’amitié qui continue de vivre malgré les années.
D’anciens joueurs de l’USAP et du Rugby Club Toulonnais avaient tenu à se retrouver pour rendre hommage à Michel Montanès, disparu trop tôt, mais toujours présent dans les mémoires de ceux qui ont partagé avec lui une partie de leur vie sportive et humaine.
Gérard Majoral, Éric Trésène, Guillem Guirado, Paul Foussat, ainsi que Manu Diaz, figure du rugby toulonnais et président des anciens du RCT, accompagné de plusieurs membres de l’association varoise, étaient présents pour ce rendez-vous chargé de sens. Ensemble, ils ont déposé une plaque commémorative sur la tombe de leur ami.
À leurs côtés, cinq anciens coéquipiers de Toreilles, sacrés champions de France Crabos en 1971, avaient également fait le déplacement. Ils étaient accompagnés de leur capitaine de l’époque, Roland Genis. Un souvenir particulier les unissait à Michel Montanès, qui occupait alors le poste de demi d’ouverture au sein de cette belle équipe. Plus de cinquante ans après ce titre, les liens noués dans cette aventure sportive étaient toujours bien présents. Une preuve supplémentaire que certaines amitiés traversent les générations sans prendre une ride.
Catalan d’origine, installé dans le Var, Michel Montanès avait su trouver sa place dans ces différentes familles du rugby. Au fil des saisons, des matchs et des moments partagés, il avait noué des amitiés solides, de celles qui résistent au temps et à la distance.
Les souvenirs ont naturellement refait surface. Des anecdotes que seuls ceux qui les ont vécues peuvent raconter et transmettre. Et avec les années, il y a prescription : les langues se délient, les histoires les plus croustillantes peuvent enfin être dévoilées ! De la connivence, des sourires, de l’émotion aussi. Chacun avait son souvenir à partager, sa petite histoire à évoquer. Car si le rugby rassemble sur un terrain, il crée aussi des liens qui dépassent largement le cadre du sport.
Après ce moment de recueillement, les anciens ont poursuivi leurs retrouvailles au stade Aimé-Giral, où ils ont assisté à la rencontre entre l’USAP et Toulon. Une journée symbolique, comme un trait d’union entre leur passé commun, leur passion toujours intacte et l’amitié qui les rassemble.
Michel Montanès n’était pas oublié. Et à voir ceux qui avaient fait le déplacement pour lui, une chose est certaine : dans la grande famille du rugby, certains liens ne prennent jamais leur retraite.