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Sanctionné le 16 septembre par la commission de discipline de la LFP après s’être pris au corps arbitral à l’issue de LOSC – PSG, Olivier Létang va devoir s’expliquer une seconde fois. La FFF a fait appel, estimant que la sanction était insuffisante.
L’affaire semblait close, elle repart de plus belle. Le comité exécutif de la Fédération française de football (FFF) a décidé le 25 septembre, d’après les informations diffusées par L’Équipe, de contester la décision prise par la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Cette dernière avait infligé une amende de 20 000 euros à Olivier Létang, président du LOSC, après le nul (2-2) concédé lors de la réception du Paris Saint-Germain le 28 août. Il avait, à la suite de cette partie, émis de vives critiques à l’encontre du corps arbitral en raison d’un temps additionnel jugé trop long.
Le dirigeant lillois sera donc de nouveau entendu jeudi matin, en appel, cette fois par la commission de discipline de la Fédération.
Dans son procès-verbal, la FFF s’appuie sur son règlement disciplinaire, qui permet de faire appel d’une décision de la LFP. Elle rappelle que le président du LOSC a déjà été sanctionné par le passé pour des faits similaires et juge que l’amende infligée est « trop clémente » pour éviter que de tels agissements se reproduisent. La Fédération suit la posture du syndicat des arbitres (SAFE), qui avait lui aussi dénoncé la légèreté de la sanction infligée.
« La FFF a fait savoir que son appel s’inscrivait dans la droite ligne de sa politique de défense des arbitres, partagée par le Conseil national de l’éthique (CNE) », a-t-elle expliqué au quotidien sportif.
Olivier Létang « s’est étonné » de cet appel, rappelant que, selon lui, l’échange était privé, sans insulte ni agressivité. Il estime que cette procédure soulève la question du dialogue futur. Son avocat, Me Lionel Koehler-Magne, devrait plaider l’irrecevabilité de l’appel, qu’il juge infondé. Il pourrait aussi s’appuyer sur une décision prise par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) de juillet, selon laquelle critiquer un arbitre relève de la liberté d’expression, tant que cela reste respectueux. L’affaire n’est définitivement pas close.