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l'essentiel Il n'est jamais trop tard pour effectuer sa rentrée des classes. Ce dimanche 25 octobre, les joueuses du Stade Toulousain, avec de nouvelles têtes blondes, ont réussi la leur face à Romagnat. Un succès bonifié et plein de caractère.
De même que les jeunes protégés de David Mélé et consorts de la catégorie Reichel/Espoirs/Élite apportent leur précieuse contribution en Top 14 dès lors que bon nombre de « papas » manquent à l’appel, de même, l’apport des « pitchounettes » titrées au printemps dernier aux dépens d’Agen du côté de la Roche-sur-Yon a transporté d’enthousiasme staff et supporters, hier après-midi.
Quelle prestation, défensive notamment, de la part de la nouvelle vague dont il est possible de faire de Malia Taofifenua, 18 ans, l’écume triomphante ! Du Pacifique, cela va de soi. Alors que l’ASM Rugby féminin (« de préférence à Romagnat » a précisé Fabrice Ribeyrolles) en faisait voir de toutes les couleurs (à commencer par le jaune) à un édifice toulousain vacillant sous le poids des pénalités sifflées à son encontre, l’entrée en jeu, sur le flanc droit de la tête de pont, de celle qui n’est autre que la nièce de Jean-Jacques et de Willy et la cousine de Romain a changé la face du match. Bien vu, bien joué, de la part d’Olivier Marin et d’Antoine Bourdin.
Contrées en touche, prises de vitesse par une redistribution défensive « aux petits oignons » (d’où le sauvetage miraculeux de Pauline Bourdon-Sansus en bout de ligne, par exemple), les visiteuses venaient de griller leur unique joker.
Adossé au vent, le Stade Toulousain avait pris une sérieuse option. Face à celui-ci, lors du deuxième acte, il a montré à son adversaire (privé, il faut le signaler, de treize éléments, parmi lesquels Lazarko, Chambon, Sgorbini) que dominer n’est pas gagner : « Les Toulousaines ont été chirurgicales, nous, non » avouait Fabrice Ribeyrolles, passablement déçu.
Une leçon de réalisme dont, inversement, Olivier Marin estimait le contenu satisfaisant : « Ce bonus offensif qu’il a fallu aller récupérer alors que nous ne l’avions plus (Trois essais à zéro, puis à un, NDLR), nous ne l’avions pas programmé, alors oui, je suis content de la capacité d’un effectif aussi jeune à résoudre les problèmes posés. Nous avons tenu bon avant de devoir évoluer en infériorité numérique, c’était autant de temps perdu pour notre adversaire ». Alors, en guise de conclusion provisoire et après les mathématiques (cinq points terrains à rien et + 16 de goal-average), la petite touche littéraire selon laquelle « aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années ».
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