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Le choix le plus surprenant de Cahuzac à Bruges révèle surtout les limites physiques d’un effectif incapable de se stabiliser.
Le RC Lens s’est présenté à Bruges avec un onze profondément remanié pour un match déjà important dans la course à la qualification. Malgré une première période encourageante, le Racing s’est incliné 3-0 et a reculé à la 27e place de la Ligue des champions. Une décision prise avant la rencontre illustre les difficultés auxquelles Yannick Cahuzac reste confronté.
Florian Thauvin a débuté sur le banc parce qu’il commençait à ressentir de la fatigue. Le choix n’était donc ni une sanction ni un déclassement décidé par Cahuzac. « C’est vraiment une décision qu’on a prise ensemble. Il commençait à fatiguer », a expliqué l’entraîneur lensois. Le capitaine habituel est finalement entré à la 58e minute et a rapidement obligé Yann Sommer à intervenir.
Cette explication soulève néanmoins une question plus large. Pour un déplacement européen déjà important, Lens n’a pas pu titulariser son principal créateur. Cahuzac reconnaît que plusieurs joueurs ne possèdent pas encore la capacité d’enchaîner les rencontres à haute intensité. Les blessures, les retours progressifs et les états de forme disparates l’obligent ainsi à modifier régulièrement son équipe.
Plus d’un mois après sa promotion, le technicien attend encore de pouvoir installer durablement un onze et des automatismes. « C’est important maintenant de trouver une base et des repères communs », a-t-il admis après le match. Cahuzac espère disposer prochainement d’un effectif entièrement opérationnel.
Le cas Thauvin résume donc une fragilité plus préoccupante que sa seule présence sur le banc. Entre la Ligue 1 et l’Europe, Lens ne parvient pas encore à aligner régulièrement ses cadres. À Bruges, cette gestion imposée a privé le Racing de son joueur le plus influent pendant près d’une heure, avant une deuxième défaite européenne consécutive sans inscrire le moindre but.