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Les frères Grau font déjà partie de l’histoire du sport sablais. Multiples champions de France, Hugo et Enzo n’en finissent plus d’impressionner depuis le début de leur carrière. Mais surtout, ils restent fidèles à leur ville, là où tout a commencé.
Samedi 31 octobre, à l’Arena Stadium des Sables-d’Olonne, ils tenteront une nouvelle fois de montrer l’étendue de leur talent au public sablais, avec deux combats importants.
Hugo Grau (917e mondial) cherchera à grimper au classement en battant le Grec d’origine colombienne Stiven Pena Esteban (811e mondial).
Enzo Grau (317e mondial) sera lui opposé au Camerounais Christopher Mouafo (181e mondial) et voudra repartir avec sa première ceinture dans sa carrière : la WBC Francophone. Deux enjeux différents mais la même volonté : gagner devant son public à l’Arena Stadium des Sables-d’Olonne.
Nous avions quitté Hugo Grau sur une déception. Victime d’une coupure à l’arcade en demi-finale des championnats d’Europe avec l’équipe de France, qui s’était rouverte en finale, le boxeur s’était incliné sur arrêt de l’arbitre. La déception passée, le licencié de Boxe 85 va disputer son quatrième combat professionnel. « Je pense qu’au mieux, avec une victoire, je peux monter à la 400e place mondiale. J’espère au moins le top 500 », précise Hugo Grau, invaincu chez les pros avec trois victoires par KO.
Le Sablais disputera son dernier combat professionnel avant un bon moment. « J’ai un contrat avec l’équipe de France, je ne peux plus combattre à partir du 1er novembre. Ce sera mon dernier combat aux Sables avant l’olympiade de 2028. »
De quoi lui donner un surplus de motivation. « Le but est de finir en beauté. Je vais marquer le coup. On va faire un spectacle dès l’entrée, ça va être quelque chose », promet le Sablais. Le rappeur Georgio sera en effet l’invité exceptionnel de la soirée et accompagnera le boxeur lors de son entrée.
Concernant son adversaire, Hugo Grau s’attend à un profil classique.
« Comme d’habitude, ce sera quelqu’un de plus petit que moi. Il a tendance à mettre du rythme et à avancer. On s’est préparés à quelqu’un qui allait rentrer dedans, donc on verra ce que ça va donner. »
Un style qui ne le dérange pas, bien au contraire. « Ça ne me gêne pas, surtout en professionnel. Les gants font mal et je sais que je fais mal. Les mecs essaient d’avancer mais après certains échanges, ils réfléchissent à deux fois ! »
Après ce combat, Hugo Grau devra se concentrer sur les tournois de qualification aux Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles, qui débuteront en avril prochain. Mais avant cela, il espère offrir un dernier frisson à son public sablais.
C’est évidemment le combat phare de la soirée. Enzo Grau disputera son onzième combat professionnel (neuf victoires pour une défaite). Il affrontera le Camerounais Christopher Mouafo (douze victoires pour deux défaites) lors du main event de la soirée.
La ceinture WBC francophone sera en jeu. « C’est un titre WBC ! L’entrée vers le très haut niveau […] C’est un vrai client, le gars est rapide, il a plus d’expérience en professionnel qu’Enzo… Ça va être un super combat », confiait son coach Samuel De Cubber au Journal des Sables il y a un mois.
Pour rappel, dans la hiérarchie des ceintures WBC, le titre WBC Méditerranée constitue le premier échelon, devant les titres WBC francophone, WBC International et WBC Silver, avant la ceinture de champion du monde.
En cas de victoire, le Sablais repartirait avec la ceinture et pourrait grimper dans le top 40 mondial de sa catégorie. De quoi se rapprocher de son rêve de devenir champion du monde. « La préparation s’est passée à merveille, maintenant, il n’y a plus qu’à ! »
S’il sait que la soirée sera particulière, Enzo Grau préfère ne pas trop y penser :
« C’est vrai que ça pourrait être le dernier combat avec mon frère, sur la même soirée. Mais j’essaie de rester focus sur mon combat. »
Enzo Grau se sent « plus que prêt à décrocher cette ceinture » et a « hâte de montrer au public sablais ce beau spectacle ». Côté show, le boxeur réserve également une surprise « inhabituelle pour son entrée ».
Le Sablais a rendez-vous avec l’histoire, samedi 31 octobre. La sienne, mais aussi celle de sa ville de toujours. Le premier pas vers le sommet ?
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